Née avec la conscience
De mon environnement
Tu fus la tige fragile
Où postaient
Mes idées "libellules"
Tu fus les chants de l'aube
Piaillements multicolores
D'oiseaux qui se racontent
La nuit. Tu fus la
Pluie d'étoiles
Aux clins d'oeil
De scintillants secrets
Voyages ou rêveries
Que la lune brodée
Des nuages les plus noirs
Évoquait les mystères
De la destination
Le ciel
Qu'incendiaient de torrides soleils
Servait de couvre chef
A ton bonheur de vivre
La jeunesse et l'esprit
Irradiant ton printemps
Coqueluche, muse et beauté
C'est mon seul embarras
Mais tu restas ma soeur
Et cela me suffit
Hélas ce fut l'automne
Avec son couperet
Et tes yeux se noyèrent
Du plus noir désespoir
Que ton regard enfouit
Au plus profond de moi
Tu habites désormais
En quelque lieu secret
Je connais tes voyages
Pour les avoir vécus