La mémoire est hantée par tant de cimetières
Le passé entretient des monceaux de nos pères
L'histoire a ses sentiers grimpant vers la victoire
Parsemée de ces morts pour un flocon de gloire
Toi qui jouis tous les jours de ton grand désespoir
Et qui hurle à la mort lorsque descend le soir
Toi la vie qui s'accroche à d'autres au revoir
Où iras tu crier quand j'aurais laissé choir
Mais non je n'ai pas peur du paisible avenir
Car si j'ai tant vécu c'est pour ce devenir
Quand la faux passera qui ne sait que flétrir
Je serais l'astre éteint qui a cessé de fuir
Si un jour vous sentez comme un grain de poussière
Il vous faudra penser aux autres de derrière
Le temps m'aura poussé hors de mon cimetière
Et je folâtrerai me joignant à mon père
poème écrit dans une autre vie