Il y a forcément un malentendu, un grain se sable qui grippe le mécanisme de ma compréhension, lorsque j'entends la levée de boucliers des adversaires de droite du maire de Paris concernant
sa gestion et en particulier ses augmentations qu'ils affirment considérables de la fiscalité locale. Étant un provincial loin des vérités pharisiennes des élites de cette ville et une vue
forcément déformée des réalités, les chiffres n'ont, sans doute, pas la même valeur à mes yeux. Car quand vous faites le tour des agences immobilières de cette ville vous êtes frappés , en dehors
des prix astronomiques qui vous sont proposés pour certains taudis, par la légèreté des impôts locaux par rapport même aux petites villes ou communes dont l'équipement est infinitésimal par rapport
à celui des Parisiens. Il est toujours désagréable de payer des impôts et taxes diverses qui semblent confiscatoires par rapport à vos revenus et je ne suis pas le dernier à râler. Mais l'impôt
n'est que le moyen d'une redistribution des richesses et il est loin d'être proportionnel à vos moyens car la TVA, l'impôt qui est le plus fécond est payé de façon identique quels que
soient vos moyens. Si les arguments ne sont pas tous de mauvaise foi il semble bien qu'une grande campagne contre Delanoé soit lancée par ses adversaires de droite inconsolables d'avoir perdu la
gestion de notre capitale. Alors on voit déverser pèle mêle, son goût pour la fête, Paris Plage qui amène le racaille de banlieue dans les lieux chics du centre de Paris alors que nos grands
bourgeois pleins de bon sens les avaient mis au ban, son immobilisme alors que le tourisme Parisien ne s'est jamais si bien porté malgré la crise,mais on lui reproche surtout sa voirie qui essaie
de faire la part belle aux transports en commun,on va même jusqu'à lui reprocher sa sexualité. Bref les grandes manoeuvres sont lancées et le pouvoir a essayé de dessaisir le conseil municipal
parisien de la décision des zones où le travail serait permis le dimanche, tentative discriminatoire qui a été rejetée par le conseil constitutionnel. Des noms sont lancés, comme des bouteilles à
l'encre, pour savoir qui affrontera le maire actuel. Les succès des listes Europe écologie et le pari que l'on fait à droite sur des éventuelles difficultés entre le PS et les VERTS font souffler
sur la bourgeoisie locale un souffle d'optimisme. De plus le projet du grand Paris , piloté par l'Elysée, avec pour assesseur Christian Blanc, ancien rocardien, renforce la conviction de ces
adversaires potentiels , d'une possible reconquête.Mais les parisiens de la rue, même s'ils soulignent les insuffisances des transports en commun ne se sentent pas si mal lotis.