commentaires de l'actualité, de l'histoire et de mes livres
Dans les fins fonds de le préhistoire, un jour, une femme s’est levée et a commencé à bouger son corps avec un certain rythme et cela lui a procuré du plaisir : la danse venait d’être inventée ce qui fait da danse l’art premier, celui qui a permis l’invention de tous les autres et qui a constitué un des premiers actes des humains en tant que tel, avec pour corollaires le rythme et le plaisir. La préhistoire a constitué le temps de révélation de l’humanité, celui de tous les possibles et des choix souvent judicieux de ceux qui vont devenir les hommes d’aujourd’hui. Le langage allait apparaître plus tardivement mais l’art d’élaborer, voir construire, des lieux de vie communs, les hommes de l’âge de pierre le possédaient déjà, soit autour de 100000 ans avant notre ère ! Le langage est apparu par étapes pour des raisons de communications élémentaires. L’écriture va faire son apparition un peu plus tard. Les peintures rupestres signent la venue de l’homo sapiens et le début de l’homme moderne !
Mais il nous faut revenir à la danse qui, pour moi, est une glorification de la verticalisation. Cette verticalisation n’a pas été chose facile et a demandé une transformation difficile et douloureuse e de l’anatomie des hominidés, famille dont nous sommes les derniers représentants. La danse, dans toutes ses formes, primitives ou sophistiquées , est une évasion de la pesanteur physique, physiologique ou psychologique qui pèse sur chaque individu. L’homme est le mammifère le plus dépendant à sa naissance et la danse lui donne cette impression de liberté qu’il n’a de cesse de rechercher. J’aime la danse quelle qu’elle soit car , en dehors de l’autonomie qu’elle représente , elle est un signe de joie et de plaisir spontanés qu’elle est la seule à susciter. L’homme qui danse est un exemple de ce que la vie peut offrir en chassant toute mauvaise humeur. Même les ballets les plus sophistiqués offrent cet effet de légèreté qui nous subjuguent tant ils réprésentent l’extraordinaire besoin de l’homme de voler !