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commentaires de l'actualité, de l'histoire et de mes livres

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CHRONIQUES DE LA ROUTE DU SOI (chapitre 23)

Ma famille est une famille à tiroirs; si vous en tirez un, déplacez légèrement  les premiers rangs et vous trouverez des oncles et des tantes qui ne se cachent même pas mais qui attendent simplement que je vous fasse faire leur connaissance.Je vais donc commencer par mes oncles maternels , ceux des frères de ma mère que je ne vous ai pas encore présentés. D'abord le plus bruyant , les plus iconoclaste, le plus insupportable, mais ausi le plus chaleureux et le plus optimiste, je veux parler de l''oncle Ernest; totalement abstinent , je crois que je n'ai jamais vu; souvent à la limite de l'ivresse, souvent ivre et quelques fois ivre mort, il nous causait bien des soucis mais ne s'en faisait guère; il chantait à tue tête, formant avec notre voisin fonctionnaire des contributions des duos infernaux mais rigolos qui ont attiré notre curiosité d'enfants tant leur attitude avait cette pointe de déconcertation pour nos esprits habitués à une bienséance édictée: Ernest faisait l'objet de jugements sévères de la part de notre entourage familial mais nous on l'aimait bien; il nous apprenait des gros mots et il avait sur les autres des jugements à l'emporte pièces mais dont la profondeur se révélait à l'usage; combien de fois nous avons du le rechercher dans les jardins potagers, entre deux plans d'ignames et de choux dormant comme un bienheureux couvant un alcool joyeux dont l'abondance se lisait dans ses yeux clairs ouverts sur une luminosité qui perçait à travers des manguiers dressant toute leur majesté , leur hauteur et leur ampleur dans un ciel parsemé de petits nuages denses et immobiles qui semblaient attendre son réveil. Il fut souvent conduit à l'hopital pour des états alcooliques aigus et admonesté par la gendarmerie pour des petits larcins sans importance dont la réalisation semblait l'amuser car il n'avait aucun besoin, étant totalement dépendant de sa famille et nous avons toujours pourvu à toutes ses nécessités.Il est mort un jour par hasard, pourquoi plus ce jour là qu'un autre, c'est  le mystère de la vie et du destin. L'oncle Marcel était d'un tout autre genre, non qu'il détestat l'alcool , mais il le réservait pour le week end; il exploitait la propriété, je devrais plutôt dire la campagne de nos grands parents maternels. C'était un énorme travailleur; petit sec ayant les mêmes caractères ethniques que tous les autres frères, il avait des petits yeux rieurs et un humour du type pince sans rire qui faisait notre bonheur; il vivait dans une chaumière de paille avec un minimum de confort, dormant sur une paillasse et se cuisinant lui même ses repas quand une maitresse épisodique  ne lui prétait pas main forte.; toutes sortes de légumes , de fruits, d'herbes à soupe peuplaient son territoire.Une végetation luxuriante et touffue où les arbres se haussaient les épaules pour dépasser le voisin, où les verts jouaient de la nuance pour se distinguer, où les feuiles découpaient toutes sortes de figures pour se faire jalouser, c'était un espèce d'Eden où il ne manquait rien même pas le serpent, le redoutable trigonocéphale dont les morsures étaient à cette époque toujours mortelles. Le vendredi soir on le voyait arriver au village sur son âne baté, les deux jambes écartées , il arrivait comme zoro, sans se presser, avec dans ses sacs  tout un assortiment de fruits et de légumes qu'il livrait à toute la famille pour notre consommation hebdomadaire.L'oncle Marcel dormait deux jours chez Tan Ma avant de repartir pour sa campagne. Coment il passait le temps était mystérieux mais on savait qu'il aimait bien boire sans se saouler et qu'il eut le temps de concevoir deux enfants Marie Clotilde et Georges dont nous ne connumes pas la mère. Toute la famille s'est réunie pour le mariage de Marie Clotilde où la fête fut tonitruante; quant à Georges il fut garagiste chez notre oncle "petit Paul" dont le lien familial ne fut jamais bien défini mais qui fut pour nous un oncle plein de gentilesse et d'attention. Peut être aurais je l'occasion de vous en reparler A SUIVRE CHAPITRE 24
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M
que tous ces oncles sont attachants ! tu les décris avec force de détails que j'ai le sentiment de les avoir rencontrés , marcel est , je crois mon préféré .
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M
je commence l'écriture de " mon parcours de vie" à moi, qui sera moins coloré et épicé que le tien, je veux le faire pour ma descendance, mais surtout, je me sens libre, libre, c'est bon, pas d'obligation, bon w-end avec ma fidèle amitié
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B
Je suis , je suis ,depuis le début .....Quelle famille , c'est formidable une famille pareille !<br /> J'ai quitté Orange excédé par leur mauvaise foi , je ne sais même pas si je retournerai sur ce blog . Amicalement . Jean .
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J
Bon j'ai lu ce chapitre 23 mais il y en a 22 autres !!! C'est vrai que tu as un style d'écriture unique mais il faut s'y immerger. Là j'ai les neurones engourdies encore par les vacances mais je reviendrai.
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T
je dirai aussi que tu as la chance d'avoir un passé livresque .Et si on regarde bien autour de nous ,je ne donne pas tort à tes oncles d'avoir un peu abusé de l'état onirique que produit l'ivresse .<br /> Et comme je me connais je n'aurais eu de cesse avant de capturer les mocassins d'eau.
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S
quelle famille, et, je me répète, mais toujours ce talent dansl'écriture imagée et colorée, c'est un film, ce sont des mots qui sortent du texte et parlent, des personnages atypiques, du pagnol de trinidad, veinard d'avoir tous ces souvenirs et de savoir si bien les raconter en nous faisant saliver, bravo mo, toujours plus haut, jusqu'où vas-tu nous emmener dans ton paradis des délices, je n'aurai plus de mots pour commenter (sourire) bisous et merci
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