De mon village , qui se situait dans le sud extrème de l'ile on pouvait à cette époque gagner le nord soit par la route de l'intérieur soit par la route du littoral. Cette
possibilité existe pour toutes les autres communes; l'interieur était surtout , à cette époque une region de cultures vivrières et de fruits, campagnes de sols riches où tout pouvait pousser,
ignames , bananes, choux de toute sortes, dachines, patates douces,herbacées de tous gouts dont on faisait des soupes d'herbes comme les soupes "zhabitants", potage de légumes agrémenté de petits
morceaux de lard, bananes vertes appellées "petits nains" que l'on cuisait comme des pommes de terre et dont l'aissonnement était varié, poissons, viandes,morues salées,huile d'arachide et
épices diverses, bananes jaunes légumes préparés avec ou sans la peau et dont le gout sucré pouvait être marié avec tout un assortiment de condiments, de sauces et de viandes,oranges,
mandarines, mangues, letchees,quénettes, fruits à pain sortes de grosse pomme de terre au gout paticulier que l'on mangeait en légumes assaisonnés ou en migan, gratin onctuex que tout le monde
n'appréciat pas, il y avait les bananes fruits de variétés extrèment diverses dont les bananes pommes au gout si parfumé, ; d'autres fruits ont parsemé mon enfance comme les pommes canelle ,
délices des dieux, les sapotilles qu'il faut avoir gouté une fois et que l'on n'oubliera jamais, les pommes d'eau désaltérantes et fraiches, les mangues et mangots dont les saveurs diverses ont
régalé notre enfance, les pommes lianes que l'on perçait par un bout pour aspirer le contenu, les caimans sorte de pomme canelles qui nous engluait la bouches , les cerisiers pays, vec des noyaux
trilamellés, dont le gout était acidulé; ananas , melons et pastèques que mon père choisissait à la perfection et dont il connaissait à laminute près , le moment de la dégustatation. Les routes du
littorall offraient deux aspects entrelacés dans le cours de notre trajet: un aspect atlantique de cote sauvage avec des falaises où le fracas des vagues montant à l'assaut des falaises
s'écrétait d'une crinière blanche; cette côte sauvage s'echancrait de superbes plages ou les rouleaux constituaient nos facteurs de jeux préférés. Mais pour beaucoup les plus belles plages sont
celles de la côte caraîbe, plages de sable blanc ou les cocotiers amoureux se penchent pour écouter le chant des sirènes, féerie inlassable où s'écoulait une enfance insouciante. La mer
était notre vivier, poissons , oursins, seiches, langoustes, cyriques, espèces de gros crabes rouges,lambis, coques nombreuses, pieuvres,et j'en passe étaient le quotidien des pauvres , ce que le
tourisme a malheureusement boulversé. A SUIVRE CHAPITRE VINGT TROIS