Mon père n'a pas été seulement le détenteur primordial de l'autorité familiale, il fut pour les fils un exemple à suivre.Je ne parle pas seulement de sa culture littéraire qui me
semblait incommensurable, sa bibliothèque était pour moi le lieu idéal pour une chasse au trésor, le grenier contenait des collections entières de revues anciennes qui
malheureusement ont disparu avec la destruction de la maison, sa collection de timbres était de grande valeur. Mais mon père fut aussi un bon foot balleur , membre de la selection qui disputait la
coupe des caraïbes, capitaine de l'équipe du "good luck" équipe un peu fantaiste mais dont la rivalité avec" les goldens stars" et le "club colonial" a défrayé les chronoqiues sportives pendant de
longues années. Je me souviens encore du premier match auquel j'ai assisté contre "le club franciscain" où menés deux à zero nous avions remporté le match trois à deux à la suite de
magnifiques actions; j'avais cinq ans. C'est à l'occasion de cette coupe des caraïbes que je fis la connaissnce de Dine, mon oncle trinidadien et une grande partie de sa famille; Dine était le
petit cousin de ma grand mère paternelle, "l'ombre", et il m'apparut comme une force de la nature, avec des rires sonores, une joie qui ne se démentit jamais tout au long de sa vie.Nous fumes
reçus comme des princes, sa petite villa était au beau milieu d'une végétation luxuriante dont le vert me parut alors plus éclatant que celui de notre ile . Trinidad yTobago est actuellemntune
république indépendante dont la capitale est Port of Spain, qui est un état producteur de pétrole , dont la situation géographique est en face du Vénezuéla.Mon père
fut aussi un jardinier émérite qui cultiva avec passion des roses dont le climat ne permettait pas un réel épanouissement, mais il avait aussi un potager, des arbres fruitiers, dont un "quénettier"
dont la hauteur nous faisait commettre bien des imprudences où nous avons à cause de nos stupides acrobaties frolé la catastrophe à bien des reprises. Mais mon père était surtout un ami fidèle,
dont la passion était la pêche et les coqs de combats; tous les dimanches de la saison il se rendait au "pitt", arène de combats des coqs, avec une floppée de copains, ma mère n'ayant jamais
accepté que nous nous y rendions, et leurs mines de retour laissaient paraitre les résultats avant qu'ils nous en parlent. Les coqs de combats,étaient de véritables athlètes qu'il fallait
bichonner, traiter , panser , nourrir,aiguiser les ergots. Nous avons passé bien des matinées de vaccances à ramasser des bernard l'hermitte, à concasser du maïs, à mélanger des mixtures
diverses pour des coqs dont la seule préoccupation semblait de nous réveiller au petit jour.A SUIVRE CHAPITRE 14