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commentaires de l'actualité, de l'histoire et de mes livres

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CHRONIQUES DE LA ROUTE DU SOI (chapitre5)

Le premier drame de ma vie, en tout cas le premier que j'ai gardé en mémoire, fut la mort de mon oncle George, le frère de mon père.Ce fut d'ailleurs la première fois que je l vis pleurermon père. Toutes ces visites, toutes ces larmes avaient quelque chose de tout à fait mystérieux, ces allées et venues, ces voix basses, ces regards perdus et la cravate noire dont mon père ne se défit jamais. J'ai encore l'épingle en or qui ne la quittait pas.Cette mort fut l'occasion d'un clash entre mon père et tante Henriette et mon père ne la revit jamais jusqu'à sa disparition.Nous habitions pourtant sous le même toit.Quant à l'ombre, elle s'évanouit, comme elle avait vécu, dans la plus grande discrétion; la mort de son fils l'avait définitivement terrassée. Je sus , par la suite , que ma vie n'avait tenu qu'à un fil, ayant été victime d'une pneumonie dès le premier mois,; le dévouement des miens ,  toute la solidarité de la famille, avait fini par me sauver. C'est d'ailleurs pourquoi, je me suis toujours considéré comme un survivant, qui arrachait du temps au temps et dont le dialogue avec l'existence  a toujours été dense. Le bord de mer fut le lieu de mes promenades solitaires et il demeure encore la caisse de résonnance de mon enfance.Mon père, dont la sévérité était une légende, dont les relations furent compliquées avec mes deux soeurs cadettes,étaient professeur de mathématiques dans un cours complémentaire; ces derniers étaient une espèce de collège du pauvre, qui pourtant arrivaient à sortir des élèves brillants , dont mon ami Henry, qui devint agrégé de maths, mon  ami Yves qui fut professeur d'anathomie pathologique à la faculté de medecine de Montpellier , deux médecins et un pharmacien.Les moyens y étaient plutot chiches et y restaient ceux qui ne pouvaient poursuivre leurs études,faute de finances, dans le seul lycée de garçons du département. J'ai pu , moi, y faire des études grâce à l'hospitalité de ma marraine, Emily, d'origine caraïbo-anglaise où je rencontrais pour la première fois la coutume du thé, en famille.Je n'étais d'ailleurs pas le seul hôte de la maison, une filleule plus agée,Srelie, y régnait en maitresse , montant Emily contre son époux, caricature, de l'anglais Trinidadien, portant toujours des costumes trois pièces, par une chaleur tropicale. Ce qui me frappait en plus c'était ses chaussures élegantes, toujours parfaitement cirées, pointues comme on les faisaient à l'époque et qui étaient causes de cors dont il souffrait avec stoïcisme. Ma famille trinidadienne je devais la rencontrer un peu plus tard sous la forme d'un oncle et de ses multiples enfants dont la gouaille et la joie de vivre étaient la caractéristique. De temps en temps des orages subits s'abattaient entre Emily et Papy , qui accusait Strelie d'en être la cause.Emily et Papy devaient mourir très agés, dans une ferme angevine, où leur fille et ses enfants s'étaient réfugiés à la mort de son mari. àsuivre chapitre 6
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M
les études étaient le seul moyen de sortir de la misère et de partir il y avait aussi des cancres mais le respect des maitres étaient totalement établi ; aucune famille n'aurait porté plainte contre un enseignant et l'enseignant se devait d'être irréprochable
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T
Il semblerait que de ton temps il était plus facile d'atteindre des niveaux élevés dans la hiérarchie de l'enseignement.J'ai l'impression que maintenant les élèves sont tiré vers le bas à moins d'avoir 4000 euros à mettre par trimestre dans des écoles de prestige .le premier décés qui m'ait atteint fut celui de ma tante qui m'avait suivi jusqu'à la 6eme .J'ai plutot ressenti cette mort comme un au revoir
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