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commentaires de l'actualité, de l'histoire et de mes livres

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FESTIVAL

Lucette dès qu'elle eut quitté le cabinet,rejeta énergiquement la suggestion du dr Bron. Elle n'avait aucun désir de parcourir les labyrinthes obscurs d'un subconscient opaque. Elle préférait être un élément anonyme de ce pélagos humain, dérivant au  gré des courants, des circonstances et des évènements pour finir par se raccrocher par des pseudopodes invisibles à un rocher qui lui éviterait d'être dévorée par les prédateurs de son environnement. Elle pensait instinctivement au dr Bron, à sa blessure secrète, à son enferment hermétique dans une geole arachnéenne qu'il avait lui même tissée, où il se complaisait sans aucun besoin de s'évader. Alors, elle retrouva son optimisme, rassembla son dynamisme pour faire face au présent. Et le présent, dans l'instant, se dévoilait sous des auspices agréables: elle était en cour, courtisée, adulée,mythifiée par un amant qui ne lui refusait rien.........
Il y avait ces soirées dans de luxueuses demeures  dans la campagne d'Aix et dans le Lubéron, avec des jardins éblouissants, un ameublement  et une décoration dont la richesse et le bon goût étaient dignes d'admiration. Elle avait l'occasionde côtoyer des personnalités différentes du monde littéraire et artistique, dans une mise en scène fastueuse, dans un vertigineux tourbillon de couleurs , de sons et de voix. Elle était une parure parmi les parures et les compliments ne manquaient pas.
Il y avait ces prestigieux festivals où elle pouvait entendre les plus grandes voix lyriques, assister aux spectacles des plus grands chorégraphes du moment avec des danseurs au sommet de leur trajectoire, dans des tableaux d'une grande charge émotionnelle, écouter les meilleurs pianistes dans des salles d'une rare noblesse où dans des parcs soigneusement entretenus par des jardiniers amoureux de leur art.
Mais le moment qu'elle appréciait le plus était le festival d'Avignon, avec ce foisonnement de créations, ce déluge de mots, de gestes, de musique, ce délire collectif de participation; cette ville transformée en gigantesque théatre, la ravissait,l'envahissait et l'avalait; elle se glissait dans la foule dans un costume jean moulant qui lui valait quelques mains aux fesses, ce qui était loin de lui être désagréable; elle allait d'un lieu à un autre,de spectacle en spectacle sans le moindre soupçon de lassitude. Elle sortait, de ce mois, hébétée mais fascinée, extenuée mais ravigotée, la tête pleine d'images et de bruits qui allaient l'accompagner pendant de longues semaines.

PHIL MOCEKX 
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M
si ta femme a lu ce texte il vous faut tous les deux venir au moins une fois à Avignon pendant le festival
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T
Que voilà une façon originale de nous donner envie de fréquenter Avignon.<br /> hélas ma femme a lu en même temps que moi .
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B
C'est beau ...merci pour le théatre et ceux qui le font vivre . Amitié . Jean .
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