J'ai toujours adoré le Maroc , de la mer à la montagne , des rivages de la mediterranée au grand sud, des villes impériales aux petits villages , tout semblait
paisible, tout semblait fait pour le touriste curieux que j'étais. Je ne vous ferais pas le guide touristique parce que, d'une part, je ne suis pas doué pour cela,
que mes goûts peuvent ne pas correspondre à ceux de tout un chacun et enfin parce que n'y suis pas retourné depuis quelque temps. Oh, il n'y a pas si longtemps que cela, mais, depuis, le pays
est devenu un refuge pour une classe moyenne française attirée par les avantages fiscaux et fuyant la vie chère à laquelle leur retraite ne peut
pas faire face. De plus en plus de touristes vont passer l'hiver dans ce pays pour fuir le froid et ne plus faire face aux dépenses de chauffage.Mais ces nouveaux
arrivants, qui vivent dans une aisance relative, ont ils toujours conscience de l'environnemnt social de leur lieu de retraite? Le Maroc est considéré par beaucoup
comme une poudrière; une jeunesse nombreuse et désoeuvrée, de grandes villes où la misère est l'etat ambiant, une certaine mollesse ou percue comme telle à la tête de l'état,
l'absence de dynamisme économique, le renoncement à des réformes indispensables font le lit de l'intégrisme. Les attentats du printemps ne sont que la
partie révélatrice d'une situation qui n'est pas loin du volcanisme.