Une des raisons de la crise prolongée entre les USA et la Russie est la critique sévère du caractère autocratique du président russe et de son gouvernement et son non respect effectif des droits de
l'homme. En effet au fil des années l'on a assisté dans ce pays au musellemnt de l'opposition, à la réduction drastique du droit de manifestation, au harcèlement physique des opposants, tels
l'ancien champion du monde d'échec Gary Kasparov, au développement considérable du racisme avec crimes à l'appui, à l'évacuation de la population Caucasienne et Balkanique, sans compter
l'attitude criminelle de l'armée russe en Tchéchénie. Mais les Etats Unis ne sont pas les mieux placés pour faire ce genre de remontrances.Les tortures infligés par ses soldats en Irak
suffiraient à en donner la preuve, son soutien indéfectible à l'Etat d'Israel dont le comportement dans la Palestine occupée peut aussi faire l'objet de ce genre de critique, la réduction des
libertés individuelles à la suite du 11 Septembre a été l'objet de sévères reproches de la part de ses propres citoyens; le problème du non droit des occupants de la prison de Guantanamo est
l'exemple même d'une atteinte aux droits de l'homme, la rétention secrète de personnes arrétées dans des conditions inconnues a fait l'objet de rapports inquiétants de la part d'organisations de
défense des droits de l'homme et est actuellement sur la sellette au Conseil de l'Europe.L'hyperpuissance américainea donc le droit de critiquer les atteintes aux droits humains mais doit aussi
faire un examen de conscience sur ses propres lacunes.