La nuit s'abat sur des angoisses
noires
Il s'insinue en moi une solitude
glaçante
La peur extrait de moi des sueurs
froides
Seul, face à l'absence qui chemine,
interminable
Assailli de souvenirs
hurlants
Ecorchures d'un esprit
Epuisé
Les rêves sont enfouis,
profonds
Dans les brumes d'une mémoire
close
La pluie frappe à la porte
sourde
Le visage de l'ami
disparu
Suinte sous le seuil
opaque
Qui étouffe ses appels
désespérés
La nuit ,telle un virus
mortel,
S'est glissée dans un moi
éperdu
Le sommeil est sur des rives
lointaines