Que le marchand ait toute sa place dans sociétés nul ne le conteste.Que l'histoire du marchand ait commencée avec le début de la prospérité et la nécessité des échanges personne n'en doute.
Que ce soit le travail de ceux qui produisent qui ont permis la naissance du marchand est une certitude historique. Que le marchand ait pris le pas sur le producteur est une évolution
déterminée paradoxalement par la révolution industrielle qui a permis de produire plus, d'étendre l'urbanisation aux dépens du monde paysan. Le marchand est l'intermédiaire indispensable entre le
monde industriel et les besoins de la population. La production d'objets culturels et des moyens techniques pour les faire connaître et les diffuser ainsi le développement de l'industrie du
numérique et de l'informatique ne va pas marquer la fin du marchand mais sa transformation. Nous sommes en train d'assister à une formidable révolution des techniques commerciales par la voie des
systèmes informatique. Le marchand devient immatériel et présent dans notre quotidienneté et même dans nos chambres à coucher. Tout devient marchandise,; plus que dans une société de l'information
nous sommes phagocytés par une société marchande , prédatrice même de nos conscience et de nos intimités. Ce sont les marchands qui ont été à l'origine des services financiers dont les excès et les
abus ont débouché sur la situation actuelle.Le marchand a sécrété l'idéologie libérale puis ultralibérale qui nous impose ses contraintes. Mais, bien plus, le marchand a pris le dessus sur
l'humain. Tous les stratagèmes sont bons pour nous imposer son pouvoir: techniques d'incitation à l'achat, crédits "révolving", campagnes de publicité délirantes faisant souvent appel à des
enfants. Les limites de la dignité sont souvent enfoncées et le marchand n'a pas besoin de morale puisqu'il détient sa propre logique. Le voyage du président de la république au Kazakhstan en est
une démonstration criante;Pour avoir des contrats on foule aux pieds les droits de l'homme et on fraternise avec un dictateur. Le monde est ce qu'il est et la nécessité de contrats pour notre
industrie dans différents points du globe, qui ont des régimes bien peu démocratiques ne peut être contredite, mais laissons les marchands discuter de ces choses et soyons surtout déterminés à
faire le rappel de nos valeurs!