L'image de Tati s'incruste dans mon univers invisible; et pourtant ai je vraiment besoin d'humour pour évoquer un tel sujet? L'histoire de ces terres que l'on a, si longtemps considérées
comme lointaines est lourde de génocides, de cadavres, de civilisations détruites et de désinformation.L'imagination essaie de créer des fantasmes acceptables, des cités englouties, des
Eldorado où l'or des mayas ou des conquistadores attend avec impatience l'arrivée de nouveaux conquérants, où les pentes du ma chu pi chu gardent les traces d'extraterrestres dont
l'intelligence dépassait l'entendement, mais les flûtes indiennes racontent d'autres légendes où le sang qui coule à flots est le heros privilégié. Que l'on se rassure les conquistadores de
José Maria De Hérédia n'ont pas eu l'exclusivité de la cruauté, les civilisations sud américaines n'ont manqué ni de guerres ni de sacrifices humains, mais le nombre fut du côté des envahisseurs
d'outre atlantique et l'avidité fut leur exclusivité. La découverte des Amériques marqua le début de l'un des pires génocides de l'humanité et sa célébration par une cohorte d'hommes d'état fut une
injure à l'histoire. Mais l'histoire avance avant de basculer dans le chaos! Deux évènements font l'actualité du "nouveau monde": le coup d'état contre le président Zelaya au Honduras et
l'installation de bases militaires américaines en Colombie. Ces deux évènements apparemment si différents sont de même nature : ralentir la prise de fonction des forces progressistes en Amérique
latine. Car, comme la CHine, l'Amérique latine s'éveille et cette fois elle a bien l'intention de ne plus s'endormir. Fini le temps où les Etats Unis pouvaient envoyer leurs sbires, tels Castillo
Armas ou Pinochet renverser les régimes progressistes d'Arbenz au Guatémala et d'Allendé au Chili, fini le temps où ils pouvaient fournir armes et conseillers aux plus sanglantes
dictatures de cette région, partout les forces progressistes sont au pouvoir et la rébellion des farcs serait terminée sans l'insupportable Mr Uribe et ses manoeuvres dilatoires. Des ex insurgés
sont devenus des chefs d'état raisonnables et des alliances économiques et politiques se nouent dans la patience et dans une totale indépendance.Les souvenirs des" Provinces Unies de l'Amérique
centrale" de Francisco Morazàn n'est pas estompée et Bolivar demeure le personnage historique central de la région. L'unanimité des pays de la région a condamné ces deux initiatives subversives et
de nombreuses organisations politiques et économiques tentent d'organiser le regroupement de ce sous continent telle t "l'alternative bolivarienne". Le réveil de peuples , longtemps opprimés,
peut sonner comme le signe d'un renouvellement géostratégique, tant les ressources de leur sol et de leurs fonds marins sont considérables.