L'actualité est forcément maigre en ces temps de rentrée; les mines sont un peu plus fermées, leur teint un peu plus gris, le regret loquace,les jambes trainantes et ce qui accentue encore la
mauvaise humeur c'est ce fichu beau temps qui continue à afficher une santé éclatante comme pour narguer ceux qui ont quitté leur lieu de vacances où la flemme et l'insouciance régnaient en
maitresse sur les esprits; d'autant , que cette fois,ils étaient beaucoup plus nombreux à être restés dans l'hexagone et avaient choisi la promiscuité pour un séjour plus convivial mais pas
forcément moins onéreux. En tout cas, l'on avait décidé de rester chez nous, entre nous, tout près de voisins qui d'inconnus ont pris le statut d'amis et l'on avait suivi à la lettre les
différentes animations que de formidables équipes nous proposaient dans ces campings et qui nous faisaient retrouver les temps des premiers congés payés , temps on l'on pouvait s'exclamer sans
honte "bon dieu que la France est jolie"! Mais tout a une fin et il nous faut bien retourner travailler pour nous donner la perspective de revivre de si bons moments. Du moins pour ceux qui auront
encore du travail, car malgré les affirmations de fin de crise que nous clament nos gouvernants, les trains qui sont les plus à l'heure sont ceux des licenciements et ils sont désormais bondés.
Vous me direz qu'ils ne sont pas à une erreur près, nos gouvernants, et ce n'est pas Frédéric Lefebvre qui me contredira, lui qui s'est cru quelques instants ministre de je ne sais trop quoi; il y
a donc plus malheureux que soi! Donc la rentrée sera morose, malgré ce fichu beau temps qui continue à nous charrier, et ce n'est pas la nouvelle exaltante d'un internat d'excellence où seize
banlieusards vont pouvoir faire du cheval qui va transformer notre humeur massacrante; les autres, de toutes façons, vont continuer à faire l'âne dans des lycées surchargés avec la perspective du
chômage comme avenir assuré.Il ya vraiment des coups de pieds au cul qui se perdent. Remarquez que tous le coups de pieds ne se perdent pas toujours car le foot surcharge nos "UNE" et vu le prix
payé pour les joueurs, chaque coup de pied vaut son pesant d'or. Mais, comme dirait Doménech, ceux de l'équipe de France, sont relativement bon marché vu le peu de ballons qu'ils arrivent à
attraper. Un qui l'a vraiment mauvaise, dans ces temps de rentrée, c'est le juge d'instruction, qui va se retrouver sur le carreau pour le plus grand bien des avocats d'affaires. Car si le
monde judiciaire dans sa grande majorite trouve ce changement un peu léger, la machine est en marche pour rendre à César ce qui est à César et la justice aux mains du pouvoir. Et si vous protestez
les coups de pieds au cul ne seront pas perdus pour tous.