Je vous ai déjà parlé de Timisoara, vaste manipulation médiatique qui a tenu la France en haleine pendant plusieurs jours, voulant nous faire croire à une révolution roumaine alors qu'il
s'agissait d'un coup d'état fomenté par le Kremlin; aucune image ne nous été épargnée, aucun éditorial n'a dénoncé la supercherie, alors que les nouveaux morts s'ajoutaient à ceux que l'on avait
déterrés, à la différence près de leur propreté relative. Souvenez vous de ce vieillard agressé par des voyous, qui a illustré le thème de la sécurité, pendant l'élection de 2002, évènement repris
avec empressement par tous les journaux bien pensants et qui s'est révélé après enquête être simplement une querelle après boire; et cette femme policière qui s'était faite violenter par la
"racaille" dans le métro, information reprise en choeur par tous les médias et qui admis avoir menti honteusement; le dernier en date, car je ne voudrais pas multiplier les exemples est ce rugbyman
soit disant agressé qui avait été simplement victime de ses excès. La presse et les médias sont pleins de ces informations, qui ont en commun la mauvaise foi et le sensationnel pour abuser le
chaland. La désinformation n'est pas gratuite, elle fait vendre du papier et de l'audience mais elle poursuit des buts inavouables, renforcer la politique suivie par le pouvoir et détourner le
citoyen des vrais problèmes que posent l'incompétence et l'imprévision du gouvernement. Attirer l'attention sur des pompiers pyromanes permet d'éviter de parler du conflit larvé entre la
hiérarchie de ce corps avec ses membres. Parler de voitures qui brûlent permet d'éviter de s'étendre sur le grand incendie planétaire qu'ont allumé les grands prédateurs de la finance et de leurs
zélateurs. Parler des vols dans les supermarchés a l'avantage de "zapper" les prélèvements totalement illégaux de certains organismes financiers dont les montants sont pourtant hors de proportions
avec les prix de larcins de cassettes vidéos.Heureux, a dit un homme connu, les pauvres d'esprit car ils ne savent pas ce qu'ils font et le mal qu'ils répandent en promouvant la xénophobie. Dans la
métaphore de la "Caverne de Platon" que cite Giher, l'acquisition de la connaissance est difficile et demande un longue patience; j'y ajouterai un esprit critique certain. Je ne sais pas qui est la
"racaille": les patrons voyous, les financiers véreux ou les vendeurs de drogue? Mais je sais où sont les exclus et c'est vers eux que va ma sympathie.l