Le voyage de la secrétaire d'état américaine sur le sol africain va lui donner l'occasion de développer et de préciser la nouvelle politique de son pays envers ce continent initiée à Accra
par le président Obama. Certes les préoccupations commerciales et politiques ne seront pas absentes, les USA important 7% de leur pétrole des pays producteurs africains mais l'état d'abandon de ce
continent par la précédente administration va lui donner du pain sur la planche. Il ne faut, sans doute, pas laisser de côté, la volonté américaine de contrer l'expansionnisme chinois qui flatte
essentiellement les gouvernements en place, pour pouvoir s'implanter durablement afin de s'assurer un certain nombre de ressources indispensables à son économie et dont le comportement est souvent
critiqué par les populations locales quelques fois bruyamment comme à Alger récemment. Mais je crois que si ces aspects là ne doivent pas être négligés, du fait même des origines familiales des
parents du président américain et de la personnalité propre de la secrétaire d'état, un nouveau cap est en vue pour les relations américano africaines basées sur le respect mutuel, comme l' a
souligne déjà. dans un de ses discours, la ministre américaine. La langue de bois n'est pas en cour dans ses propos, puisqu'elle appelle les pays africains à plus de démocratie, à moins de
corruption, à plus de respect pour les droits humains, car les africains doivent pouvoir développer , chacun, la totalité de leur potentialité. Mme Clinton est un défenseur acharné des droits des
femmes et condamne toutes les violences qui peuvent leur être faites.Cela n'empêche pas des mises en garde sévères à l'Erytrée, dont le soutien aux forces islamiques radicales de Somalie contrarie
les intérêts stratégiques de son pays dans sa lutte contre Al Qaïda. Son périple comprendra sept pays : Afrique du Sud, Nigéria, Kénya, Congo Kinsasha où elle se rendra à Goma où les désordres sont
permanents, Angola, Libéria et le Cap Vert. Pour marquer sa désapprobations contre les atrocités qui se perpétuent dans ce continent elle a déclaré publiquement qu'elle regrettait la non adhésion
de son pays au CPI, mais là elle risque de rencontrer une franche opposition des membres du congrès. Certes on n'en est qu'à la définition d'un cap mais souhaitons qu'il soit une bonne espérance
pour ce continent