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commentaires de l'actualité, de l'histoire et de mes livres

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CHRONIQUES DE LA ROUTE DU SOi( chapitre8 )

Je suis orphelin de mes deux parents depuis l'âge de quarante ans; ils sont morts à quelques mois d'intervalle.Je ne les ai vus vieillir que par intermittence à cause de mon éloignement, de mon métier,de mon premier mariage qui fut un véritable fiasco et dont les seuls bons souvenirs sont mes enfants. Cet état d'orphelin accentua ma tendance naturelle à l'isolement malgré la formidable présence de ma nouvelle épouse. Mon ile, mes copains d'enfance, mes amis de lycée et d'études supérieures ont toujours laissé un vide que je n'ai pas totalement réussi à combler; se retrouver, si jeune à 7000 kms de chez soi, est une épreuve à laquelle j'ai fait face mais qui a laissé des traces profondes sur mon caractère et mon comportement. Mon père était un homme généreux mais austère et la mort de son frère unique l'avait marqué de façon définitive. Ma mère était une grande dame qui avait pris la vie dans le bon sens et qui s'était appuyée sur une solidarité familiale à toute épreuve, elle a été ma confidente de tout instant et mon soutien principal dans les épreuves que j'ai traversées. Elle était la dernière d'une famille de douze enfants,dans cette famille de "petits blancs", avec des différences de teintes de peaux, de cheveux et de couleurs des yeux caractéristiques de ce groupe. Aujourd'hui encore, l'énorme famille des descendants  a ce trait en héritage. Sa mère était morte dans les toutes premières années de son enfance et elle avait été élevée par sa tante maternelle maman Lala, directrice d'école, qui se fit toujours vouvoyer par ses enfants et son entourage. C'était une maitresse femme, qui avait des jugements catégoriques et des appréciations caustiques; mais elle était la bonté même, maman Lala; elle habitait la maison contigue à la notre, son jardin était planté d'un sapotiller qui a fait le régal de notre première enfance. Je l'ai connue, elle était déja très déclinante et ses dernières années d'existence, elle les passa à la maison où elle avait gardé toute sa dignité, son autorité et sa bienveillance.C'était un personnage que j'appréciais beaucoup comme la plupart de ceux qui ont accompagné cette période de ma vie. Dans notre maison il n'y avait d'électricité que par intermittences , à cause des nombreux délestages liés à l'insuffisance de  production, il n'y avait pas d'eau courante et toutes les maisons en dur se paraient de citernes d'eau de pluie impressionnantes pour le petit garcon que j'étais.Des enfants s'y noyaient. Il y avait ces nuits noires et précoces, peuplées de sons inquiétants, de lueurs vagabondes, d'histoires abraccadabrantes que les adultes se racontaient et qui étaient sources de cauchemards enfantins. Il y avait surtout ce fracas terrifiant dans mes oreilles et dont je ne connus la signification qu'à l'âge adulte: j'entendais battre mon coeur dans les oreilles à cause d'une petite malformation artérielle sans conséquence pour ma santé mais qui fut source de nombreuses interrogations. A SUIVRE CHAPITRE 9
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T
Je viens de lire tous les articles pour lesquels j'étais en retard. Moment passionnant de lecture; c'est si bien raconté qu'on attend la suite avec impatience.
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T
je comprend de mieux en mieux le regard clairvoyant que tu peux avoir sur tous les sujets .La vie est bizarre et nos réactions dépendent souvent de notre tempérament.Mon père était un intellestuel qui a fait ses études chez les jésuites à amur en Belgique .il me racontait la lutte entre le privé et l'athénée royale .Il aurait du être professeur ,mais l'attrait des mines fut le plus fort .Maison ,eau ,chauffage ,soins ,et même tapisseries gratuites.Toutefois ,d'être comptable aux mines l'a cassé .il a fini par se suicider ,laissant ma mère désemparée .J'ai la chance de l'avoir encor ,et 0 85 ans elle n'a pas changée.toujours courageuse faisant son jardin ses courses ,et toute heureuse de nous faire de petits cadeaux malgré sa plus que modeste pension.
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M
vous ^êtes tous des amis émouvants!merci beaucoup
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M
mocekx, merci pr ton chaleureux com, je viens de relire toute "ta route" depuis le 1,suis émue, moi, j'ai du mal à raconter, l'ai fait 1 fois 1 tt petit bout, j'ai perdu parents et gd-parents entre mes 19 et 29 ans, plus personne, pas de gde famille autour, fille unique, on a envie de te faire 1 gros calinou, de te serrer fort après avoir lu tout ce que tu as réussi à sortir,chaleureux bisous au grand monsieur que tu es de françoise/sylphide/mes petits carnets
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M
eh oui c'est de moi que je parle il y a longtemps que je pense à écrire cette route des ouvenirs j'en ai raconté en d'autres lieux mais toujours de façon romancée . Là c'est la vraie histoire
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M
dans cette route c'est vraiment de toi dont tu parles? j'avoue que ça m'interroge, c'est assez fascinant pour moi que tu arrives à te livrer ainsi , j'ai l'impression d'entrer dans ta chambre , peut-être même plus , te livrerais tu avec la même aisance si le virtuel se transformait en réel? cela dit je lis cette route comme un roman avec beaucoup de plaisir , je me retrouve au détour d'une sensation, et je me dis ha ? lui aussi ? il a vécu cela , il a pensé cela , ah ! je n'aurais pas cru!
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B
Je te lis maintenant avec plaisir et inquiétude pour toi . Ta vie n'a pas été un long fleuve tranquile mais je te vois faire face , toujours....Ce matin j'ai un problème je n'arrive pas a publie sur mon blog Over . A plus ami .Jean.
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