Au conseil des ministres de ce matin l'ordre du jour comprte un certain nombre de sujets qui ne manqureront de provoquer de grosses contestations.
Aussi bien les mesures sur l'université, que sur l'immigration et sur le service minimum, un grand nombre de voix s'élèvent déja contre les projets gouvernementaux. Il s'agit pourtant de
propositions qui étaient inscrites dans le projet présidentiel et qu'une majorité de français semblent avoir approuvées. Je dis bien semble, car la majorité de l'electorat a plutôt choisi un homme,
un style , une conviction que le détail de son programme. Il me parait tout de même normal que le président élu applique son programme et essaie de le faire
voter.La méthode, par contre, me parait plus préoccupante. Ce qui la caractérise, à mes yeux , c'est la précipitation. Après avoir préché la
concertation sociale les décisions ont été prises sans négociations préalables, sans constat d'accord ou de désaccord, en mettant les partenaires sociaux devant le fait
accompli. Les remous ne vont pas tarder et je rappelle qu'une majorité parlementaire n'est pas suffisante pour pour faire adhérer les français à telle ou telle décision; l'exemple
du CPE en est l'illustration.
Mais l'objet principal de mon article est la hausse;je ne parle pas dês hausses saisonnières habituelles du premier juillet, mais des hausses majeures qui sont déja intervenues et
qui vont continuer à croitre et embellir: hausse des produits laitiers, hausse du blé et des céréales, hausse des produits pétroliers,d' à peu près toutes les matières premières, hausse des
taux des crédits immobiliers, et la liste n'est pas exhaustive. Si le gouvernement persite dans son projet de TVA sociale, je crains un naufrage du pouvoir d'achat et les français
seront dans une situation difficile. La désillusion sera au niveau des espoirs.