Il n'y a pas eu d'aministie à l'occasion de l'élection présidentielle, au grand dam de ceux qui l'avait attendue pour les amendes de stationnement; il y aura t'il
des mesures de grâce habituelles à l'occasion du 14 juillet. Actuellement ni la présidence de la république , ni la chancellerie généralement chargée de la préparation de ces
mesures ne communiquent à ce sujet. Et pourtant la question est autrement plus brulante que celle de l'amnistie. La population carcérale est proche de l'asphyxie, près de 61000
prisonniers sont les hôtes des prisons françaises soit , environ, un tiers de plus que les normes de leur capacité. Des rapports répétés d'organismes divers et de commissions parlementaires ont
déploré l'état moyennageux de certains de ces établissements, la France a été montré sevèrement du doigt , par les organismes européens pour non respect du droit
de la personne humaine lors de leur séjour en prison, les conditions de vie ont fait l'objet d'un ouvrage dénonciateur d'un Medecin directeur de la
santé des prisons.La promiscuité de délinquants de nature différentes augmente les possibilités d'agressions sexuelles ,de transmission de maladies contagieues, sans compter qu'elle donne
l'occasion à certains terroristes de recruter et d'embrigader de nombreux jeunes emprisonnés pour des délits mineurs.La grâce présidentielle est , aux yeux de
tous, une soupape de sécurité, aux yeux des emprisonnés qui la considère comme un signe de bienveillance , aux yeux du personnel qui la considère comme un désamorçage d'explosions toujours
possibles, dans cette surpopulation carcérale. Encore , faudrait il, qu'elle soit annoncée suffisament tot pour permettre aux futurs libérés de préparer leur sortie tout simplement en cherchant un
logement et éventuellement un boulot , ce qui éviterait une récidive rapide.