Le recul du président de la république et de son gouvernement sur la TVA ,dite sociale, montre bien que nous avons eu raison d'attirer votre attention sur une mesure qui risquait de mettre à mal le
pouvoir d'achat des français. La mesure partait, certes, d'une bonne intention, faire payer une partie de notre modèle social par des produits importés de pays où le travail y compris celui des
enfants relève de l'exploitation de la misère, par des groupes souvent internationaux, mais elle touchait aussi des produits français avec la grande incertitude de voir les employeurs profiter de
la diminution des charges pour augmenter leur marge. Les effets d'annonce sont des armes électoralistes qui ne résistent que très rarement à une analyse économique sérieuse et saine. De toute
façons, y compris si les employeurs jouaient honêtement le jeu, toute augmentation du SMIC ou des salaires donnerait à une telle mesure qu'une durée très provisoire.Il existe une telle discordance
des salaires en EUROPE même que rendre concurentiels les produits français relève de la gageure. On pourrait indéfiniment réduire les charges sociales des entreprises qu'on ne créerait aucun
emploi stable supplémentaire.Les salaires français, charges comprises, sont dans la moyenne de ceux des pays de même niveau.C'est si vrai que notre pays est la deuxième destination des
investissements étrangers , pour qui ces salaires ne constituent pas des obstacles prohibitifs, la France ayant d'autres atouts. Au contraire une réforme de notre tissu industriel accompagnée
de veritables investissements dans la formation, une spécialisation de notre prduction étant par ailleurs indipensable de même qu'une véritable politique des salaires seraient sans doute plus
productifs que la baisse des charges.