Les legislatives n'ont pas entrainé d'interêt et encore moins d'enthousiasme;à croire que la fin de partie a été sifflée au soir du deuxième tour de la présidentielle; on y voit à quel
point l'honnète et concienscieux Lionel Jospin, qui fut pourtant un bon premier ministre, a été un piètre stratège politique.L'inversion du calendrier électoral, en ayant connaissance du mode de
scrutin , a été une erreur colossale qui mérite à mon avis la sanction qu'il a subie; Quand on est chef de parti, on doit avoir prévu toutes les hypothèses sur l'issue d'une élection, y compris sa
propre défaite. L'inversion du calendrier électoral n'était bénéficiaire à son parti qu'en cas de victoire. La suite on la connait, sa fuite lors des législatives qui ont suivi sa défaite, la vague
bleue portée au pouvoir, les conséquences dramatiques pour l'économie de ce pays et l'arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkosy, sur un air de rupture d'autant plus accepté, que tout le monde politique
y compris la gauche avait monté en épingle ses désaccords avec la chiraquie. La vague bleue risque de se transformer en tsunami avec ce mode de scrutin inégalitaire, mais pire encore la
gauche n'est pas en ordre de bataille, elle n'a ni stratégie, ni programme, ni idéologie, elle n'a même pas la volonté de rassemblement et encore moins les outils pour le faire . Et pourtant seul
ce rassemblement, allant du centre à l'extrème gauche, sur la base d'un pacte de gouvernement, peut dans les années à venir , amener les conditions pour une reconquête du pouvoir.