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Nous eussions tout imaginé sauf Robespierre et sauf à prendre JM Ayraud pour St Just, la comparaison frôle le comique pour ne pas dire le ridicule. Faut-il être à bout d’argument pour sortir une telle énormité à faire trembler de rire tous ceux qui ont quelques connaissances de l’histoire. Nous ne reviendrons pas sur la personnalité de l’émetteur d’une telle sottise mais, si nous en examinions la consistance et les conséquences, la France serait en pleine révolution et en pleine terreur et les privilégiés seraient à la veille de leur nuit du 4 Aout. Les sans culottes feraient la loi dans les rues de Paris et notre calendrier deviendrait révolutionnaire. Il faut avoir, dans son subconscient, une telle aversion de la révolution française qui a apporté au monde les notions de droits de le l’homme et du pouvoir des peuples à renverser les tyrannies et à disposer d’eux même pour avoir la capacité de jeter en pâture de telles extravagances. La peur de la justice sociale serait elle si grande dans certains milieux qu’ils en arrivent à prendre une gouvernance, on ne peut plus sociale démocrate, pour de dangereux révolutionnaires qui feraient régner la terreur dans les rangs de la noblesse d’argent, qui comme ceux de 1789, émigrent dans niches plus accueillantes.
La réalité est bien plus prosaïque. Notre gouvernance est empêtrée dans ses promesses électorales et ses convictions d’une sociale démocratie molle qui lui créent un déficit de convictions nocif à la réalisation des réformes indispensables pour la transformation de notre société. Non pas les réformes que souhaite l’idéologie dominante avec une réduction drastique de la dépense publique et un renforcement de l’austérité qui dépouillerait, davantage, les classes moyennes et les petites gens (Mêmes les économistes les plus orthodoxes mettent l’accent sur l’absolue nécessité de la croissance et le rôle pivot de la dépense publique et de la consommation), mais la création des conditions de la transition écologique, particulièrement féconde en création d’emplois et de richesses. La timidité de notre gouvernance conduit à une indécision que ressentent nos compatriotes qui sont loin de voir poindre la transformation de leurs conditions de vie. Ce n’est pas qu’il n’y a pas de réformes, un certain nombre d’entre elles sont déjà votées ou acquises, mais elles n’ont pas l’impact massif qui emporterait l’adhésion.
Les politologues créent la diversion sur les couacs et les indisciplines gouvernementaux, les citoyens, eux, attendent une révolution écologique, sans Robespierre ni St Just, qui boosterait notre économie et qui les sortirait de l’ornière où les a plongés les dix dernières années de gouvernance de droite