commentaires de l'actualité, de l'histoire et de mes livres
Je fais partie des gens qui ont passé ce compromis; ces gens qui n'ont eu ni certitudes, ni assurances et dont les doutes ont été les gardes fous permanents d'une vie semée au vent des évènements et des rencontres avec comme unique contrainte la nécessité et l'obligation même de faire fructifier les graines de culture et d'humanisme qu'avaient planté en moi l'éducation de mes parents. Aborder les tournants et les ondulations de la vie avec la même mansuétude dont j'avais été le témoin a été un axe définitif de mon existence et la dégustation de ma tasse de vie n'a aucunement infirmé ce jugement. On ne juge pas de la réussite d'une vie par son apparence mais par la satisfaction que l'on a eu à la vivre. Personne n'est parfait et à tout moment des reproches peuvent surgir au détour d'un virage mais il est deux questions qui priment à ce moment: ai je eu la volonté de faire du mal ou ai je cédé aux compromissions?
Les ambitieux et les démagogues vont, un jour ou l'autre, s'écraser sur le mur de verre des désillusions. Des désillusions ceux qui pendant tant de jours ont sacrifié leur vie dans un combat inégal contre l'injustice ne doivent pas en avoir car ils ont recréé un jardin où vont germer bientôt des plantes vigoureuses qui se dresseront en barricade contre cette idéologie dévastatrice de l'ultralibéralisme. Leur sève circule déjà dans les esprits les plus divers d'une société qu'avaient anesthésiée les procédés divers de la communication des tenants primordiaux de cette idéologie. Ce sont les germes d'une victoire prochaine!
La littérature des pays du nord est très en vogue en ce moment; je ne partage nullement cet enthousiasme; c'est frais mais tellement lisse et l'on a tant besoin d'aspérités dans la vie monotone de la société actuelle: "Rosa Candida" en est un bon exemple; ce qui manque à Katiba le roman de Rufin c'est de la profondeur! Monotonie et superficialité ce sont les deux écueils que la vie doit éviter de toutes ses forces.