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Bertin Mahum patron d’une TPE Montpelliéraine vient d’être classé 4è patron le plus révolutionnaire du monde par le magazine scientifique Discovery Series pour la mise au point d’un robot d’assistance aux neurochirurgiens lors de leurs interventions sur le Cerveau. Cette information, péchée dans RUE89, montre que nos recherches appliquées nationales, en plus de nos recherches théoriques dont l’excellence est représentée par nos prix Nobel scientifiques, sont à la hauteur des autres nations de même niveau en dépit des dénigrements multiples dont elles font l’objet et des classements fantaisistes de certains instituts. Je voudrais simplement rajouter que l'inventeur est d’origine Béninoise et qu’il démontre, par là même, tout l’apport de l’immigration à l’enrichissement de notre culture. Les cerveaux existent en France mais il faut leur donner les moyens d’exercer leurs talents dans des conditions d’une concurrence loyale. Ce qui est loin d’être le cas en ce moment. Certains me rappelaient lors de leurs commentaires que le maintien d’un salaire minimum en France était irréaliste voire discriminatoire vis à vis de pays à faible coût du travail. Il faut faire la part entre les pays technologiquement peu développés où une main d’œuvre peu formée mais industrieuse pouvait leur permettre de sortir du sous développement et des pays capables d’envoyer des engins dans l’espace, où les conditions de travail continuent à être misérables dans le but d’enrichir des milliardaires à la pelle. Pour lutter contre cette concurrence déloyale contre ces derniers pays qui, en plus, font de leur monnaie faible une arme économique, certains économistes comme Pierre Larrouturou, économiste socialiste passé aux verts récemment, ont préconisé de réinventer les montants compensatoires, qui taxeraient positivement ou négativement les exportations de ces pays en fonction des conditions de travail, du respect de la charte sociale de l’OMC et de la valeur relative de leur monnaie. C’est un mécanisme, qui bien qu’imparfait, corrigerait les concurrences TROP déloyales et sanctionnerait les dumpings sociaux dont ces pays se rendent coupables. Ce système a tout de même l’inconvénient de renchérir nos importations sur les produits qu’on est incapable de produire en France, vu le désert industriel qu’a crée la recherche du profit maximum. Mais cela reste du domaine de la négociation internationale.
La nécessité d’un gouvernement dynamique, d’une diplomatie offensive, qui ne se contenterait pas de jouer les va-t-en-guerre, ave des moyens que l’on n’a plus, se fait de plus en plus sentir. Nous attendons avec impatience la mise en place du programme annoncé lors des présidentielles et la fermeté de notre gouvernance face aux concurrences déloyales.