commentaires de l'actualité, de l'histoire et de mes livres
Une embolie pulmonaire mortifère a failli priver Candide de son existence mais il faut croire que sa destinée n’était pas arrivée à son terme ultime et je traduis ici toute ma gratitude à ceux qui m’ont manifesté leur amitié et leur intérêt. Dans les jours prochains Candide essaiera d’être plus assidu sur ce blog qui est un trait d’union indispensable mais un traitement lourd et long l’attend et Candide ne fait aucune prévision sur une amélioration promise car pour la première fois le contrôle de son corps échappe à sa volonté et à ses directives. Mes thérapeutes sont d’une grande compétence et d’une grande empathie et j’engagerai le dialogue avec elles chaque fois que cela me paraîtra utile sinon indispensable. Alors, assez parler de moi et reprenons le cours de notre actualité dont le moins qu’on puisse dire c’est qu’elle est à la fois chargée et pleine de désinformation et d’hypocrisie. Notre armée va de triomphe en triomphe et rendra bientôt poussiéreuse l’épopée de Laurence d’Arabie. Que l’on nous comprenne bien, Candide pense qu’il fallait stopper l’avancée de ce fascisme vert que constitue l’islamisme mais que de contradictions dans notre stratégie de politique étrangère ! Au fait avons-nous une politique étrangère ? La situation au Mali est une situation complexe qui est directement la conséquence de la politique de la Françafrique dont l’axe principal est la corruption des élites dirigeantes avec comme corollaire l’absence d’efforts de développement, des efforts de formation nettement insuffisants et le non renouvellement des structures administratives sans compter l’insuffisance criarde des structures de gouvernance ce qui a conduit à des comportements erratiques et une absence de prise en comptes des particularités régionales de ce pays grand comme plusieurs fois la France. Le Mali est un pays pauvre mais aussi un pays de profits non négligeables ; il n’y qu’à regarder le nombre d’expatriés français dans ce pays malgré son instabilité et ses dangers potentiels. Pendant la grande crise du riz en 2007-2008 qui n’était pas due à une à une diminution de production mais à la seule spéculation internationale et locale, beaucoup se sont gavés. De plus les directives de du FMI qui ont détourné l’agriculture Africaine d’une économie alimentaire vers une économie d’exportation ont été, une fois de plus nocives pour toute l’Afrique. Mais le Mali possède deux autres atouts : c’est une zone géopolitiquement très importante avec ses frontières avec le Niger qui constitue notre fournisseur principal d’uranium et l’on comprend l’affolement de notre gouvernance à voir cette zone échapper à notre contrôle et notre précipitation à intervenir sans stratégie d’alliance européenne ou occidentale et sans attendre la présence d’une coalition africaine. Le Mali fait aussi l’objet de convoitises pour ses terres arables de la part de plusieurs pays dont certains états du golfe, qui financent l’islamisme dans ces pays. Cela donne un certain imbroglio dont on se garde bien de nous faire connaitre. La situation du Mali et les raisons de notre intervention ne sont pas aussi évidentes que celles qu’on nous indique. Il nous faut avoir une politique arabe cohérente, ce qui est loin d’être le cas. Il nous faut avoir une politique africaine de développement qui ne soit pas entièrement liée à nos seuls intérêts. Les campagnes militaires sont toujours glorieuses mais ce qui fait le rayonnement de notre pays c’est l’œuvre obscure de développement indispensable à ces peuples.