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Quels sont les critères de la hiérarchisation de l’information dans les médias ? C’est une question qui échappe à nos possibilités d’une enquête approfondie vu le caractère de notre support et des moyens dont nous disposons. Pourtant la réponse à cette question n’est pas dénuée d’intérêt quand on a conscience des désinformations sournoises dont nous sommes les victimes. Se forger une opinion sur la véracité et même la réalité des informations dont nous sommes amenés à prendre connaissance et, pire encore, sur leur importance, relève de la gageure ou d’un travail courageux d’investigation qui est souvent au dessus des moyens des plus nombreux. Un exemple: la prévision météorologique dont les avis sont souvent nécessaires à un certain nombre de professionnels ou d’amateurs de loisirs sportifs relève de la science du chaos dont la théorie est mise en doute par certains scientifiques. Nous pouvons, tout de même, constater que, dans bien des cas, ces prévisions s’avèrent exactes. Prenons la mollesse supposée du président de la République dont les médias font des gorges chaudes, il faut avouer que sur le problème de la supervision des banques il a su faire reculer la chancelière allemande et sur l’union budgétaire il est resté ferme sur ses positions et en a refusé la discussion.
Un certain nombre de sujets de société se cachent derrière des informations apparemment banales. La libération de Dany Leprince relève de la rubrique des faits divers mais son placement sous bracelet électronique soulève des problèmes politiques et sociétaux dont l’importance n’est pas négligeable. La première concerne notre outil industriel : pourquoi n’est-on pas capable de fabriquer ces instruments dans notre pays alors qu’ils sont fabriqués au Royaume Uni et en Pologne ? Ces instruments sont ils susceptibles d’être des alternatives à la prison et dans quelles conditions ? Quelles sont les conséquences psychologiques qu’ils peuvent avoir sur ceux qui les portent ? Quel doit être notre politique anti-criminalité lorsque l’on sait qu’il y a un consensus des criminologues pour indiquer que la prison est plutôt criminogène. Je sais bien que pour nombre d’hommes de droite la punition doit prendre le pas sur la prévention des récidives mais l’on doit en tirer une conclusion : ce n’est pas l’intérêt des citoyens qui est le but de leur philosophie de la justice mais uniquement la vengeance !
Ainsi de nombreux sujets se cachent derrière des informations saisies sur le vif et dont l’intérêt ne nous parait pas évident. Sans compter les camouflages volontaires ou les omissions que certains leaders d’opinion se font un devoir d’utiliser. La vigilance envers l’information et la diversification des sources sont des moyens pour faire barrage à leurs mauvaises intentions.