commentaires de l'actualité, de l'histoire et de mes livres
Que sont les poètes devenus
Ces hommes de fulgurances
Ces êtres dont les mots
Etaient de la mitraille
Avec pour seules armes
Une langue accusatrice
La grotte qui m'emmure
Elle n'est que de cristal
Et le monde en miettes
Etale toute sa misère
Et puis ces cris de haines
Contre les innocences
Des océans entiers
Qui se font leurs alliés
Gueules affamées de chairs
Qui nourrissaient espoir
Tridents meurtriers
Qui avivent la blessure
Où habite le poète
Les haines sont vivaces
De toute pauvreté
Et les nègres ont perdu
Leur meilleur défenseur
Car des fleurs vénéneuses
Croissent sur le fumier!