commentaires de l'actualité, de l'histoire et de mes livres
Il vous faut beaucoup de patience pour trouver dans les unes des médias une information qui émerge du fatras ordinaire. Passez vite sur les commentaires des articles d’Orange actualités qui exposent l’échantillonnage habituel de la xénophobie abêtissante et allez directement aux articles de fonds de l’actualité. Vous pourriez facilement vous rendre compte de la désinformation quotidienne dont nous faisons l’objet. Ainsi, sur la poursuite du protocole de Kyoto, dont dépend la survie de la planète, on nous annonce que le Qatar a imposé une solution et si l’on approfondit la solution proposée, elle concerne uniquement des pays qui ne sont responsables que de 15% des émissions de gaz à effet de serre. A cette allure là, Candide doute que notre planète soit, un jour sauvée. A par cela, le feuilleton croquignolesque des duettistes de l’UMP n’intéresse plus grand monde. Restent deux sujets qui sont loin de faire l’objet des articles les plus lus ou les plus regardés : La sécurité et la politique judiciaire de notre pays. Les chiffres de la sécurité en France font l’objet de constantes manipulations. Toutes les délinquances y sont mélangées pour faire monter ou descendre à volonté les chiffres de la répression et c’est ce mélange de genres que dénonce un ancien policier de la Bac de Marseille, Marc La Mola qui dévoile son écœurement dans son livre : « Le sale boulot ». Donc, nous ne connaîtrons jamais le chiffre de la délinquance mais ce qui est clair c’est que le taux d’élucidation de la grande criminalité n’est pas en voie d’augmentation. La politique judiciaire de la France est polluée par l’hostilité spontanée d’une partie de la classe politique à la personne de la ministre de la justice. Les raisons de cette hostilité ne sont pas, par ailleurs avouables. Pourtant le débat qui l’anime est passionné et tourne autour de la question de l’efficacité de cette justice : pour la majorité de la population le répression et l'embastillement semble la réponse la plus capable de répondre à la délinquance ; elle est soutenue dans son opinion par une grande partie des élites de droite pour qui il faut remettre en cause les politiques suivies jusque là qui mettaient sur un pied d’égalité la répression et la prévention. Pour les idéologues du tout « répression », la justice doit être punitive à tout prix et non rédemptrice. Le délinquant doit payer sa faute, quelque soit son âge, quel que soient les résultats sur le plan de la récidive. La société doit, en somme, se venger des fautes commises par le délinquant. Pour la ministre de la justice et pour une partie non négligeable des magistrats et une grande partie de la gauche, la prison est une école du crime, elle est moins efficace en terme de récidives que les solutions alternatives à la prison, qu’elle est une solution beaucoup plus onéreuse, qu’elle est l’inverse des politiques judiciaires des autres états européens. La question essentielle est le sens de la justice et la place qu’elle doit occuper dans notre système social. Candide ne peut avancer sur ce terrain pour des raisons familiales et personnelles.