commentaires de l'actualité, de l'histoire et de mes livres
Le pacte de stabilité budgétaire (TSCG) que notre gouvernance a l’intention de faire approuver par le parlement a été rejeté par la direction des verts. Ce qui ne veut pas signifier que les groupes parlementaire EELV vont suivre cette décision mais ce rejet est un marqueur supplémentaire de la forte opposition d’une partie non négligeable de la gauche à ce pacte issu d’un accord Merkel-Sarkozy. En effet l’opinion des opposants de gauche reproche à notre gouvernance de l’avoir insuffisamment renégocié. Certes il lui est adossé un pacte de croissance mais ce dernier est hors de proportion avec les besoins nécessaires pour faire redémarrer la croissance européenne. Le gouvernement peut s’appuyer sur le climat dont il a été l’initiateur qui a conduit à un rapprochement des pays du sud, à une diminution de l’influence de la Deutsch Bank et à une nouvelle politique monétaire de la BCE qui prend désormais en charge la totalité des dettes à cout terme des Etats de la zone Euro.
Cette ratification de la TSCG est indispensable pour bénéficier de cette nouvelle politique de la BCE et du Mécanisme Européen de Stabilité ( MES ) destiné à résoudre les crises financières. Cette TSCG est le prélude d’une réforme du système européen de surveillance financière avec la mise en place de trois nouvelles autorités de supervision financières :
L’autorité bancaire européenne
L’autorité européenne des valeurs mobilières
L’autorité européenne des assurances et des pensions professionnelles
Il s’agit là d’une vaste mise sous tutelle du système financier européen par la BCE et il n’est pas sûr qu’elle permette quelque latitude à un état de mettre en route une réforme indépendante de son système bancaire telle que la séparation des banques d’affaires et des banques de dépôt inscrite dans le programme présidentiel. Cette séparation qui était imposée aux USA par le « Glass Steagall Act » a été abolie par l’administration Clinton.
Les données du problème sont claires : il s’agit d’une perte d’autonomie nationale au profit d’organismes financiers indépendants de tout contrôle par les élus. Que chacun prenne ses responsabilités !