Les gouvernements et les médias occidentaux choisissent avec un soin méticuleux les condamnations qu'ils prononcent sur le plan international. Le boucan médiatique qui a suivi l'élection
d'Ahmadinejad fut loin de se répéter lors des élections toutes aussi empreintes de suspicion d'Ali Bongo au Gabon et d'Ahmed Karzaï en Afghanistan. Il est ainsi des comportements illégaux de même
nature et de même importance qui pèsent d'un poids inégal suivant l'aune qui les mesure. Ainsi des tempéraments guerriers peuvent se faire jour suivant les humeurs et les intérêts et disparaitre
dans l'air du temps dans d'autres circonstance. Notre diplomatie et son ministre ont des silences révélateurs de leur partialité et les formes de la morale internationale ont de contours variables
suivant les cibles visées. Cette inégalité dans le jugement est totalement reproduite dans les médias qui suivent systématiquement ou presque les conclusions de leurs gouvernants et qui les
amplifient dans l'opinion publique. J'ai une forte propension à définir ce genre comportements comme de la désinformation volontaire mais je n'empêche personne d'avoir un avis différent. Après tout
l'interprétation d'une symphonie dépend du talent du chef d'orchestre et rien n'empêche un public non averti d'applaudir une mauvaise interprétation et Dieu seul sait combien l'opinion de
notre pays est peu en phase avec l'actualité internationale. Ce qui peut permettre à certains médias de titrer: "Israël et le Hamas dos à dos" à propos du rapport Goldstone, du bureau d'enquêtes
des Nations Unies sur la guerre à Gaza fin 2008 début 2009 , mettant ainsi les deux camps à égalité. Certes l'ONU juge que les tirs de roquettes effectués par les palestiniens sur des cibles non
militaires pouvaient
s'apparenter à des crimes de guerre voire des crimes contre l'humanité, mais les enquêteurs insistent davantage sur les responsabilités israéliennes.
L'offensive qui a été le sujet de l'un de mes poèmes demandant la médiation de notre diplomatie fait l'objet de critiques très sévères dans ce rapport. La comptabilité macabre n'est pas mon
fort mais l'ONU dénonce, entre autre, l'utilisation de bombes au phosphore ayant visé les installations de l'UNRWA, agence des nations unies pour les réfugiés, la frappe sur l'hôpital al-Qods, et
l'attaque sur l'hôpital al-Wafa. Certaines ONG sont encore plus sévères. Il ne s'agit pas pour moi de nier le devoir d'Israël de défendre l'intégrité de son territoire et de sauvegarder la vie de
ses concitoyens mais de démontrer l'inégalité et la partialité du traitement médiatique de ces faits. La sympathie ou l'antipathie n'ont pas de contiguïté avec l'objectivité , mais c'est de cette
dernière dont les médias doivent faire preuve pour nous informer .