Enfin des idées qui viennent de la profondeur de la pensée humaine puisque la commission Stiglitz, composée de cinq prix Nobel d'économie et de personnalités
éminentes choisies pour leur compétence dans des domaines divers vient de proposer d'autres indicateurs pour la croissance et le progrès.Il va de soi que je ne vous ferais pas une exégèse des
conclusions de cette commission qui sont accessibles en ligne, mais je me fais un plaisir de vous signaler que le petit royaume du Bouthan, petit état himalayen, dont le régime en fait une
monarchie constitutionnelle et dont la démocratie est une donnée caractéristique a fait de la mesure du bonheur son indice exclusif; je dois rendre hommage à Papy Jean dont le blog a été le premier
à en faire état. Certes nos problèmes sont beaucoup plus complexes mais je veux préciser que cette notion a été élaborée dans ce petit royaume, sans participation des plus grands esprits de la
planète et que cet indicateur du BNB ( bonheur national brut) se base sur quatre indices: la croissance et le développement économique, la conservation et la promotion de la culture nationale, la
préservation de l'environnement et la promotion du développement durable, et enfin une bonne gouvernance. Rien que ce programme demanderait, chez nous, beaucoup de changements dans la conception de
notre développement et de transformations de nos mentalités. Car le bonheur n'est pas univoque et pour certains, la cupidité et l'accumulation de richesses suffisent à leur bonheur. Pour d'autres
vivre entre soi, dans une monoculture, à l'abri des odeurs et coutumes de voisins exogènes constituerait un élément non négligeable de leur béatitude. Pour quelques uns le développement de leur
religion à l'exclusion de toute autre les remplirait d'aise. Pour certains hommes politiques l'exclusion voire l'expulsion des plus démunis ne sont pas pour leur déplaire. Vous voyez qu'un tel
indice, le BNP, serait difficilement applicable dans notre pays. D'autant que la bonne gouvernance en fait partie intégrante, et que pour nous entrent dans les variables d'ajustement de nos
dirigeants les démêles conjugaux, les chagrins d'amour, la taille de nos rivaux, l'aura personnelle, l'écrasement de nos adversaires du même bord. Tout cela fait partie des réalités de notre
gouvernance chez qui la serénité n'est presque jamais au rendez vous. Je ne parle pas de la maîtrise de soi, de son corps et de ses paroles qui font d'interlocuteurs de pauvres cons. Alors comment
voulez que ces derniers puissent se sentir heureux. Ah, que de bonheur perdu sur une simple phrase!
J'ai lu l'article et le lien de Papy Jean.Convaincants. Une réserve, il n'y a pas de prix Nobel d'économie, c'est une académie qui a joué au coucou, une sorte d'usurpation.Un nouvel indice, pourquoi pas, mais quand on voit comment les systèmes d'évaluation sont "pliés" à la convenance de ceux qui commandentles études, un peu comme certains sondages, je suis perplexe.
je crois que l'être humain est un éternel insatisfait , et que quoiqu'on fasse , il trouvera toujours à redire.<br />
Une monarchie démocratique dont on devrait s'inspirer !
Comment arriver à définir le bonheur, pour chacun d'entre nous ? il est différent d'individu à individu, n'est il pas simplement le moyen d'échapper au malheur que la société nous impose ? C'est à dire profiter de notre vie, faire ce que l'on souhaite....
Ce qui est faisable à l'échelon d'un petit pays comme le Bhoutan me semble difficilement transposable chez nous (n'oublions pas que nous sommes Européens).Et puis le bonheur est une affaire personnelle et je crois qu'en France il y aurait moins de malheureux et plus de fraternité ce serait déjà un grand bonheur .Ou alors il faut remettre les pendules à zéro et ça va faire mal a+
Il y a un bout que ce petit pays m'intéresse, car il me semble qu'il s'y passe des choses intéressantes, déjà, rien que cette monarchie constitutionnelle a été instaurée par l'ancien roi lui même, pour que tous ses sujets soient participants des affaires de leur pays, et il a même fait de fausses élections pour leur apprendre à voter et surtout réfléchir avant..
bonjour mocekx<br />
j'en apprend plus chez toi qu'en écoutant les infos ,je dois avouer que je les écoute de plus en plus rarement écœurée par tout ce que j'entends!!!<br />
le bonheur c'est toujours pour demain ,le problème est que demain en France est de plus en plus difficile...<br />
bises et bonne apmd
J'avais pensé en faire aussi un article mais pas le temps pour l'instant! Il faut c'est vrai que les gouvernants changent leur mentalité car on voit ce que fait notre commandant en chef tout rapport; et il existe forcément aussi par ailleurs des blocages du fait de la mondialisation! il faut aussi que chacun de nous change son comportement et ses attentes en tant que client, travailleur ou simple citoyen! Quant au Bouthan, il semble qu'il y ait beaucoup de problèmes encore notamment des libertés, de l'immigration et ses liens avec l'international, mais là j'aurais besoin d'approfondir la question. Déjà que nos dirigeants commence par apporter le simple respect à leurs concitoyens, cette 1ère étape leur permettrait peut-être d'aller plus loin.
Le professeur Manetversation est au dela de l'indice et de ce tapage je dirais même plus de ce bouthan médiatique.....au dernière nouvelle, d'aprés Paul Fort et Chatillez le bonheur est dans le pré......mais pour Manet le pré catelan est aussi une forme de bonheur enfin "le Notre" ...heu le sien, il n'est pas si présomptieux
<br />
ce sont trois lieux lieux,en effet, où l'on peut approcher d'une forme de bonheur<br />
<br />
<br />
M
mirotine
19/09/2009 11:51
ah oui j'ai lu ça aussi ! je voulais en faire un article mais tu m'as devancé ! les calculs de PIB et autres indices de développement( IDH ) sont en effet totalement dépassés .. mais comment "mesurer " le bonheur qui est somme toute une appréhention subjective ? comment mesurer le bonheur collectif , le bonheur d'unE société ? Je propose de prendre en compte par la négative le taux de chomage, le taux de suicide , le taux de licenciement , le taux d'endettement (global et par habitant ) le taux de sortie du système scolaire sans diplôme , oou inversement par un calcul positif !