Ayant assisté hier soir à une réunion sur l'imminence de l'arrivée de la grippe H1N1, pandémie mondiale dont les perspectives sont effrayantes, avec les communiqués alarmistes de l'OMS, mon
étonnement fut grand devant le nombre relativement faible de cas déclarés dans le monde et du taux minime de mortalité dont l'affection est responsable; en effet les derniers chiffres
communiqués par l'OMS sont de 277000 cas pour 2871 décès alors que le pic de cette affection est déjà atteint dans l'hémisphère sud. Pour mémoire, je rappelle que le paludisme atteint 300000000 de
personnes avec une mortalité de 1 million de personnes par an, le SIDA 2,5 millions de nouveaux p cas par an et 2 millions de morts par an, la tuberculose 9 millions de cas et une mortalité de 2
millions par an, la grippe saisonnière 4 millions de cas par an et 400000 morts par an.La famine atteint un milliard de personnes dont des dizaines de milliers meurent chaque jour. Mais ce qui est
étonnant dans ce branle bas de combat, c'est que la priorité de cette débauche d'énergie ne va pas aux malades éventuellement atteints et aux dommages qu'elle pourrait lleur causer , mais que toute
cette agitation se consacre à la préservation de l'appareil de production et à la continuité de l'administration.Il faut savoir que le diagnostic positif d'une telle affection ne peut se faire que
dans des hôpitaux agrées et que rien ne distingue à priori une grippe saisonnière d'une grippe porcine si ce n'est l'intuition du médecin. On n'est d'ailleurs pas sûr du tout que le grippe porcine
va supplanter la grippe saisonnière , et il n'est du tout prouvé que les deux grippes ne peuvent coexister au sein d'un même patient; ce qui est certain c'est que toutes ces incertitudes nous ont
fait dépenser des fortunes qui auraient été fort utiles pour la santé et les hôpitaux sur des cibles déjà connues. Ce sont les multinationales du médicament qui se frottent les mains.Quant à la
vaccination, alors que tous les états attendent que soient expérimentées son efficacité, à quelles doses, et sa non toxicité notre ministre de la santé affiche des certitudes:"deux doses seront
nécessaires" mais on attend de voir son innocuité. Partout se lèvent des voix pour dénoncer une telle précipitation, d'autant qu'une belle pagaille gagne déjà ceux qui sont chargés de la
surveillance et de la défense contre une telle pandémie. Sans compter l'embarras des soignants en face de symptomatologies anodines lorsqu'ils feront face aux exigences des familles sur un
diagnostic précis; ils ne pourront que transférer cet embarras sur les hôpitaux concernés ce qui décuplera la pagaille et empêchera leur fonctionnement normal. Mais ce qui est plus grave, c'est
qu'à l'occasion de la déclaration de pandémie dont on ne connaît d'ailleurs pas les chiffres qui la motiveraient des atteintes graves au droit du travail pourront se faire jour en toute légalité.
Des taches supplémentaires, l'allongement de la durée hebdomadaire du travail,l'allongement de la durée quotidienne du travail, la suspension du congé hebdomadaire, les dérogations au repos
quotidien,les dérogations à la durée du travail de nuit, les modifications des horaire du travail etc etc , tout cela deviendra possible et légal sans aucune possibilité de s'y opposer en se
passant même des avis du comité d'entreprise. Le code du travail déjà très affecté par les différentes réformes déconstructives du gouvernement sera donc la victime principale de ce branle bas de
combat!