Que de fantômes hantent le stade olympique de Berlin dont la rénovation n' a pas pu empêcher le retour. On eut pu croire que ce choix de ce stade pour les jeux olympiques de 1936
n'a pas soulevé de protestations; elles furent pourtant multiples dont celles de nombreux collectifs de démocrates de toutes tendance mais la lâcheté habituelle des démocraties a fait son oeuvre et
le pire des génocidaires modernes a pu organiser cette manifestation à la gloire de la race aryenne et de son régime nazi et raciste. Ces funestes temps ne sont pas tombés dans les oubliettes de
l'histoire car ils furent servis par des hommes et des femmes de talent et des séides continuent de diffuser leur image avec une constance xénophobe que ne démentiraient les maîtres de ces temps.
La bête immonde n'a pas succombé sous le poids de la bêtise et de la folie meurtrière, elle continue à nous asphyxier de son souffle malsain et putride et de ses humeurs toxiques et purulentes.
Fantômes, ai je dit, eh bien oui! le premier qui me vient à l'esprit est Leni Riefensthal, la petite fiancée d'Hitler, qui a tout fait, à la fin de sa vie, pour nier des crimes d'autant plus
impardonnables qu'elle détenait un immense talent mis au service du mal intégral. Elle est la plus connue mais pas la plus célèbre. Un autre a survécu à sa proximité suspecte c'est Heidegger,
maître à penser de l'existentialisme, pensée polluée par sa grande promiscuité avec la pègre brune. D'autres qui seraient, sans doute, devenus tout aussi célèbres ont payé de leur vie les crimes
infâmes qu'ils ont commis en niant leur appartenance à toute idée de civilisation. Car la bête immonde continue de rugir et ses milliers de descendants ont essaimé à travers le monde. Alors gloire
à Usain Bolt, le fantôme de Owens , l'homme dont la trajectoire a transpercé les bons à rien et a démontré la diversité des talents de l'humanité. Les fantômes des maître de ces temps là qui
hantent encore les enfers de l'univers fuient avec la vitesse de l'expansion, notre petite planète bleue dont l'homme le plus puissant est d'une race que l'on disait primitive. Cette idée n' a pas
disparu de certains esprits à voir leur chagrin réel, le soir de cette élection. Gloire à la diversité qui chasse ces funestes fantômes et qui enrichit l'humanité de si nombreux talents.