Le libéralisme s'appuie sur une argumentation répétitive et sur une conviction: quels que soient ses défauts il a permis la création d'instruments et techniques qui ont révolutionné le mode
de vie de tout un chacun. Ainsi les éléments de confort dans la maison ont libéré des tâches ménagères, souvent abrutissantes, pour permettre l'accession aux loisirs , à la télévision,
l'acquisition de moyens de transport individuels, la liberté de se déplacer, et l' accession plus facile aux vacances, aux rencontres, à la culture donc, quelle soit populaire ou plus élaborée. Ce
genre d'argumentation peut être difficilement contesté et a permis le triomphe des partis porteurs d'une telle idéologie dans presque tous les pays occidentaux. Certes ce mode de développement a
systématiquement écarté de son sein une grosse minorité de la population, reléguée dans des ghettos et a permis l'accroissement considérable de la violence, mais les libéraux considèrent de telles
situations comme des dégâts collatéraux sans commune mesure avec les avantages qu'ils considèrent comme considérables de ce système. Aussi, je n'essaierai même pas d'attaquer ce système sous cet
angle, sa carapace est trop épaisse et l'individualisme si prégnant que mon initiative serait vouée à l'échec.Je voudrais d'abord souligner que ce progrès apparent s'est d'abord élaboré aux dépens
des plus faibles, les plus faibles au sein de notre pays auxquels on n'a laissé que des miettes et surtout les plus faibles sur le plan international auxquels on a dicté leurs conditions
d'existence tout en pillant leurs richesses nationales et leur force de travail; on essaie actuellement en plus de les priver de leur facteur humain de développement en préconisant une immigration
choisie, qui ne bénéficierait qu'aux pays les plus riches.Ensuite cette doctrine a bénéficié essentiellement au capital en déséquilibrant en sa faveur la proportion du PIB de nos nations au
détriment des revenus du travail. Ce qui, avec l'avidité des spéculateurs a provoqué la crise actuelle. Enfin alors que les premiers temps du libéralisme créaient des instruments indispensables,
l'ultra libéralisme s'est délibérément tourné vers la création du superflu, aggravant ainsi les difficultés des plus démunis auxquels ils dérobaient une partie de leur pouvoir d'achat. Enfin, ce
système a permis un gaspillage effréné des ressources de cette planète créant les conditions de son asphyxie et mettant en cause son existence même, le réchauffement climatique en étant une des
prémisses. C'est pourquoi, j'adhère depuis longtemps à une politique qui tiendrait en longe ce système libéral pour le maintenir dans des limites raisonnables par une régulation sévère.