La frénésie législative continue même à la veille des vacances; on ne change pas une équipe qui perd, comme dirait Raymond Domenech ou notre feu ministre qui a du attendre pour rentrer avant
d'être mis, fissa, à la porte. Je crains vraiment pour nos parlementaires, dont le rythme de travail, surtout chez les plus âgés peut les conduire tout droit au malaise lipothymique. Encore que je
trouve regrettable qu'ils n'aient pu régler, ce problème essentiel de la burqa, qui tient en haleine tous les français et qui jette dans l'angoisse 370 femmes, dans l'attente de la découverte de
leur visage. Mais avec la surcharge de travail, même l'important peut faire l'objet d'une impasse! La prochaine fois, il faudra , sans doute, durcir la loi et leur imposer un strip tease intégral
et public ; ça leur apprendra à se cacher! Une , par contre, à qui l'on impose l'anonymat, c'est notre vieille compagne la poste, qui juré craché ne sera pas privatisée. Elle va évidemment devenir
plus discrète surtout dans nos campagnes les plus reculées, déjà désertifiées, au profit de nos métropoles un tant soit peu pollueuses mais tellement plus rentables sur le plan économique. Les
vieux, de toutes façons, ont un avenir réduit à la taille d'un timbre poste et ont déjà perdu leur cachet. Quant au personnel de cet établissement, ces bras cassés qui risquent lors des tempêtes de
se fracturer les deux jambes pour rétablir les liaisons, des CDD les attendent en Hongrie, pour des salaires mirobolants. Tous des mauvais coucheurs ces syndicats, la revendication à la fleur du
fusil et qui font tout pour retarder la modernisation de notre pays. On a beau leur expliquer il n'en pigent pas une. Et, pourtant, un avenir radieux les attend, les banques font des bénéfices
totalement inespérés, la bourse retrouve un sourire de joconde, et les traders sont à nouveau rémunérés à la hauteur de leurs mérites. Qu'attendent ils ces postiers pour se reconvertir dans la
finance alors que celle ci manque de bras. En tout cas qu'ils profitent de leurs vacances au lieu de jouer les pleureurs, tous ces ouvriers licenciés, dont le caractère explosif mériterait qu'on
les canalise entre deux rangées de gendarmes pour qu'ils deviennent des gentils chômeurs. Un qui mériterait un sort identique c'est le président de EDF, qui réclame des augmentations de
tarifs alors que ses bénéfices sont consolidés.; mais là, il ne faut pas confondre les torchons et les serviettes