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commentaires de l'actualité, de l'histoire et de mes livres

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SANTE

IL est des mots qui ont un contenu et qui peuvent¨être cruels pour ceux qui les prononcent sans les avoir totalement assimilés. J'ai en d'autres lieux essayé de faire comprendre mon appréhension personnelle de sa signification.J'avais lu et j'ai entendu Edgard Morin expliquer le sens qu'il en donnait. Mais je l'ai surtout entendu dire que le consumérisme à tous crins ne pouvait pas inspirer une politique de civilisation.Je crains fort que la politique actuelle , développée par notre gouvernement , qui est de faire de tout citoyen , essentiellemnt , un consommateur ne s'éloigne de cette définition. La santé en est un bon exemple mais on pourrait en dire de même pour la justice. Toutes les réformes de l'hopital public ont pour objet unique , non pas l'amélioration des soins mais le redressement de ses finances donc l'optimisation de son rendement. Faire de l'hopital , l'équivalent d'un établissement industriel semble dans l'idéal le but recherché, non seulement par les autorités de tutelle, mais par leurs gestionnaires et même par quelques praticiens de haut vol qui voient ainsi l'occasion d'amélioer leurs revenus. Ils laisseraient ainsi aux structures privées , centres de santé, associations horizontales de médecins, cliniques privées , centres d'urgences désolidarisés de l'hopital le soin de gérer le tout venant , c'est à dire tous les soins inopinés, toutes les urgences, tous les accidents de santé habituels et courants pour se réserver tout ce qui est programmable, tout ce qui est prévisible , et finalement tout ce qui est gérable et rentable. Cette conception de la médecine , qui fait du malade un consommateur de médecine est combattue par beaucoup de praticiens hospitaliers et en particulier par les urgentistes qui pensent que la santé est un droit, qu'elle doit être gérée par le malade lui même, que tous les établissements hospitaliers ne se valent pas, que des structures de soins de qualité peuvent être proches de ceux qui ont besoin de soins et que cette proximité du service et du besoin fait partie de ce que l'on pourrait appeler une politique de civilisation. 
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P
C'est un peu plus coplexe mais...tu n'as pas tort. On se dirige vers des ARH (les agences régionales) qui "achètent" ou plutôt qui commanditent (c'est l'Assurance Maladie qui paye) des soins à des structures (et on va vers une uniformisaiton privé/public), au coût le plus bas possible. Ceci dit... Il y avait (et encore dans certains domaines) abus flagrant dans le public ! Sans parler de rentabilité... il faut aussi cesser le gaspillage éhonté ! Sauf qu'au lieu de responsabiliser... on a placé des tas d'administratifs pour imposer des normes, des protocoles, des procédures visant à diminuer les coûts sans forcément s'attaquer aux vrais problèmes...
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T
pour que les industrie tournent il faut que l'on achète leur production ,pour qu'un hopital tourne il faut qu'il y ait des malades ,pour que les garages marchent il faut qu'il y ait des accidents et pour que les pompes funêbres tournent il faut des morts.<br /> Mais il est vrai que si dans tout ça l'homme et sa complexité sont ignorés ,on va à la catastrophe;
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