Tout le monde est d'accord pour affirmer que le rétablissement de l'autorité est une nécessité; mais de l'affirmation à sa définition les divergences se font jour. Quelle autorité et
pour quoi faire? Il va de soi que la société n'est plus celle où nous avons vécu notre jeunesse et vouloir revenir aux notions d'autorité qui nous ont été appliquées est un non sens. D'ailleurs ce
sont les mêmes qui ont supprimé l'excuse de minorité qui s'attardent le plus sur ces notions périmées de l'autorité de grand papa.L'autorité c'est dans le respect que les membres d'une société
doivent à leur pays,à leur concitoyens , aux règles générales de la société dans laquelle ils vivent, aux détenteurs d'une fonction et d'une compétence officielle, aux règles de vie généralement
admises qu'ils ne doivent transgresser que dans la mesure où la gène occasionnée n'est pas insuportable.Mais l'autorité n'est pas seulement un devoir , c'est aussi dans le droit d'être
respecté, le droit d'être considéré, le droit d'avoir des conditions de vie décentes , le droit de faire partie intégrante de la société. C'est de la dialectique des droits et des devoirs que doit
surgir une véritable définition évolutive de la notion d'autorité.L'autorité est alors dans le respect consensuel de l'autre dans ses moeurs, dans sa manière de vivre, dans ses opinions, dans
ses croyances , dans ses rapports avec autrui et avec la société . L'autorité devient obligation si tous les critères du respect mutuel sont remplis.Restent les moyens de la faire respecter. Si
cette autorité veut être comprise, si les sanctions des contrevenants veulent être admises,il faut éviter tout propos dévalorisant, tout acte d'autoritarisme sommaire, toutes violences
inutiles, toute insulte à la considération; cette réflexion sur l'autorité ne sont que des éléments mais elle nous fait déjà percevoir que son rétablissement demande tact et mesure.