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commentaires de l'actualité, de l'histoire et de mes livres

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CHRONIQUES DE LA ROUTE DU SOI(chapitre10)

MA famille du coté maternel est  d'une grande diversité;oncles, tantes et cousins avaient tous des particularités qui restent gravées dans la mémoire de l'enfant que je ne suis plus.D'abord , l'oncle Agust, le pêcheur à la jambe de bois dont les colères faisaient trembler tout le village. Pêcheur mais aussi boucher. Il habitait dans une espèce de studio sans commodité mais je ne l'ai jamais entendu se plaindre.Imaginer un escogriffe , unijambiste, presque blond, dont les yeux paraissaient énormes derrière ses lunettes à double foyer et dont la voix tonitruante avait de quoi nous effrayer. Mais l'homme était charmant, attentionné, nous offrant quelques rafraichissements ou quelques bonbons en toutes occasions.Il nous fournissaient du poisson et de la viande, des langoustes,des lambis et des petites pieuvres; en échange nous lui portons ses repas préparés par ma mère ou ma tante Irma tous les jours sans exception.Je n'ai jamais su quel accident avait causé son infirmité, mais nous avons assisté à maintes reprises à la mise en place de sa prothèse et nous avons toujours admiré sa dextérité. Il tenait , ce que l'on appelait dans le village "le cercle" sorte de haut lieu des jeux de dominos et de cartes où se rendait quotidiennement la petite bourgeoisie locale qui s'échangeait des petits potins mais où les femmes n'étaient pas admises. Mon père y passait quelques unes de ses soirées. Ensuite l'oncle Fernand, le colérique oncle Fernand, contremaître à la sucrerie, qui était redouté par ses hommes, le plus grand de tous mes oncles, à cheval sur les principes, très autoritaire, très tranchant mais sans aucune méchanceté,; il était soumis lui aussi à la toute puissance bienveillante de Clémence. Ce qui le caractérisait c'était son anticommunisme, et lors des réunions électorales, il prenait un malin plaisir à débrancher le micros de ses adversaires politiques ce qui entrainait des retards parfois très importants. Il était propriétaire d'une vaste mais aride propriété agricole et il se ruinait à essayer d'y faire de l'élevage et des cultures vivrières sans résultats lucratifs.Il devait mourir écrasé par une voiture, conduite par un ivrogne ,qui le tua sur son perron.Je ne pus assister à son enterrement et je le regrette encore. Petit intermède pour dire que la liste communiste étaient toujours conduite par deux instituteurs, incorruptibles, dont les silhouettes me sont encore familières et qui sacrifiaient famille et loisirs à la propagande et l'action. C'était les meilleurs connaisseurs des entrailles sociales de la commune, une bonne partie de mes oncles les soutenait , ce qui donnait lieu à des disputes homériques avec Fernand. A SUIVRE CHAPITRE 11
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M
QUE j'aurais aimé participer à ces cercles dans lesquels les femmes n'étaient pas admises! tes récits sont une formidable peinture d'une certaine bourgeoisie ( j'ai ce sentiment) des années 50 60
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T
je pense que pour certains c'est une éspèce de protection ,que de donner le change par une voix tonitruante .Pour d'autre c'est la main de fer dans un gant de velours.Curieux que tu n'ais jamais su ce qui avait provoqué la perte d'une jambe.Je parie que si c'était du à un requin ,il l'aurait dit !!
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