J'ai donc assisté à la finale des Internationaux de tennis de Grande Bretagne . Wimbledon reste un temple inégalable, même si le faste s'est quelque
peu estompé et si les moeurs se sont démocratisés et quelques fois même dévergondés . Oh, je ne suis pas allé à Londres, ma finale féminine je l'ai vecue, comme beaucoup, devant mon poste de
télévision. Dois je avouer que je préfère le tennis féminin, qui malgré une "préparation" physique , j'allais dire exceptionnelle, mais n'est elle pas en vérité courante, garde
tout le charme de ses très belle femmes, dans l'expression de leur visage, dans la gracilité de certaines attitudes, dans certains sourires carrémént enjoleurs.J'ai donc apprécié le formidable
parcours de la française Marion Bartoli,dont les moyens physiques paraissent limités, mais qui compense ce handicap par une volonté de tout instant, par une ténacité opiniâtre, par
une extraordinaire condition physique et par un tennis vif argent accompagnés par une joie de vivre qui font plaisir à voir. Jai beaucoup apprécié l'élégance de Sharapova, le courage de
Henin, la vivacité de Morigani et la talent de toutes les autres. Mais je réserve le bouquet final à la triomphatrice Venus Williams , qui a mis beaucoup d'eau dans son vin, dont
les gestes gardent toute leur féminité, en dépit d'une force physique hors du commun. La modestie dans son triomphe, l'hommage rendu à ses adversaires et à son entourage m'ont touché; je remercie
toutes ces dames de nous offrir un tel spectacle.