On parle beaucoup des problèmes de la gauche , des écuries présidentielles qui se remettent en état de perdre, de la solitude de Ségolène Royal, des désertions
opportunistes d'hommes de gauche, d'antagonismes revivifiés, du désir de revanche des éléphants , mais la droite est elle en meilleur état. L'élection confortable de Nicolas
Sarkozy , son volontarisme, son charisme, son autorité, l'effacement de son gouvernement allaient lui offrir une voie impériale.Et voici que surgissent deux serieuses
interrogations. D'abord, le rebondissement de l'affaire clearstream. Certes il peut apparaitre comme la victime d'une machination et son ancien adversaire semble plutôt sur la
sellette; mais cette affaire ne va t'elle faire réapparaitre les anciens antagonismes entre chiraquiens et sarkozystes, la prudence doit être de mise car au point
où étaient les relations, pour dire un euphémisme, conflictuelles entre les deux camps , toute réactivation de la guerre peut être dévastatrice.La deuxième question que l'on peut se poser c'est
la grogne éventuelle de la majorité parlementaire. Tout le monde a pu se rendre compte du désert sénatorial lors dela présentation de la loi sur
la recidive par le garde des sceaux, ministre de la justice Rachida Dati: est ce un effet de la mauvaise humeur de cette assemblée devant les projets la concernant
que l'on prête au président de la répubique,; la réponse est , je crois, dans la question.Les absents ont d"ailleurs eu tord, car le débat fut de haute tenue. Un deuxième point qui peut évoquer un
début de grogne parlementaire c'est la remise en cause du taux du bouclier fiscal, en soustrayant de ce dernier la CSG et la
CRDS; si cette position de la majorité parlementaire devait être maintenue, il s'agirait d'emblée d'un échec d'un projet important du président de la
république.Une troisième zone de difficultés, internationales, celles là c'est l'agacement de nos partenaires européens devant l'absence d'efforts programmés de la réduction
de la dette. Beaucoup, parmi les députés liberaux de la majorité partagent cet état d 'esprit. On voit donc que si tout n'est pas rose à gauche , les difficultés ne
sont pas absentes du coté de la majorité présidentielle.