Je ne ferais pas de commentaire sur le discours du président de la république, la valeur travail étant le let motiv habituel du genre. Je ne m'éterniserai pas sur la brillante vitrine dont il a
décoré son gouvernement, je ne porterais aucun jugement de valeur sur les personnalités de ceux qui sont entrés dans ce gouvernement , je les trouve par ailleurs fort sympathiques et quelques unes
même très jolies; je ne dirais rien non plus sur leurs quelques interventions que j'ai pu entendre, mon appréciation viendra en son temps et les temps seront déja des jugements à eux
seuls.J'ai quelques réticences à accepter les trangressions , surtout dans les cas où celles ci ne sont pas désintéressées , j'ai du mal à trouver la cohérence de ce patchwork ,rose,
blanc, black, beur dont l'aspect est sans doute chatoyant mais qui fait tableau débridé, dans un cadre que l'on vient de redéfinir comme rigide. Point trop n'en faut, ils sont tous là pour
appliquer un programme et ce programme est de droite, a redit ce midi le président. Mais, une fois n'est pas coutume, je me mets à la place des électeurs de droite, aussi bien les habituels
pourfendeurs de la gauche au sein de l'UMP, que les Sarkosystes bon teint que l'on a écartés sans ménagements du gouvernement et des responsabilités réelles et importantes,et que tous ces
ralliés de dernière heure venant de l'extrème droite qui croyaient trouver un nouveau messie , un peu plus jeune. Ils avaient reçu un énorme crochet gauche lors de la formation du premier
gouvernement Fillon et voila que ce crochet se double d'un uppercut au menton , uppercut black, beur dont la réception est d'autant plus douloureuse qu'ils sont inattendus. Je ne ferais pas
semblant de les plaindre et ce spectacle n'a rien pour me déplaire.