On a chanté en France le volontarisme du nouveau président de la république. Sur le plan diplomatique ce nouvel état d'esprit rencontre il la même appréciation. La diplomatie est un jeu subtil où
le non dit et la manière de la dire sont autant appréciés que ce qui est exprimé. Le style diplomatique du nouveau président semble contesté par bien des pays.Tout d'abord , dans les négociations
pour la libération d'Ingrid Bétancourt où les efforts diplomatiques français semblent rencontrer des réticences à la fois gouvernementales et des rebelles du FARC.La subtilité du jeu politique et
la situation locale particulièrement compliquéesont autant d'obstacles à une libération rapide. Sur le plan européen, j'ai déja écrit, que la situation politique nouvelle, crée par les résultats
des législatives , ne permettait l'adoption par le congrès d'une modification constitutionnelle indispensable à l'adoption du mini traité sans négociations préalables avec l'opposition; les
qualités de négociateur du premier ministre seront donc mises à rude épreuve. Sur le plan diplomatique ce problème est loin d'être résolu; si le président a eu des oreilles bienveillantes de la
part de certains pays, l'opposition de la Grande Bretagne et de la Pologne reste farouche.La diplomatie française est elle en mesure de la contourner. De plus la situation de plus en plus
embrouillée au moyen orient demande une subtilité que nos affirmations péremptoires ne sont pas de taille à mettre en oeuvre. Quant à notre politique africaine, il semble que ce sujet ne soit pas
une préoccupation première. La diplomatie française sera donc mise à rude épreuve et nous ne pouvons que souhaiter qu'elle s'en sorte de la meilleure des manières.