commentaires de l'actualité, de l'histoire et de mes livres
De nombreuses conclusions ont déja été tirées des résultats du 2è tour des éléctions législatives . Je me permets de livrer mes propres appréciations. La première est que la majorité parlementaire est largement minoritaire dans le pays par rapport aux inscrits et même par rapport aux votants et c'est une des plus faibles de la 5è république. La seconde c'est qu'il ne faut jamais vendre la peau de l'ours et que l'arrogance du premier ministre n'était pas de bon aloi.La troisième c'est que l'impréparation de certaines mesures et la non appréciation de leur impact sur l'électorat font montre d'un certain amateurisme. La quatièmec'est que l'échec d'Alain Juppé est une grosse difficulté stratégique et qu'il aurait suffi d'un peu de bon sens pour éviter une telle éventualité. La cinquième est , à l'évidence , l'échec d'une partie importante des anciens ministres chiraquiens qui constitue une forme de désaveu pour la majorité sortante. La sixième est qu'un certain nombre de centristes qui avaient rejoint l'UMP à sa création n'ont pas eu grâce aux yeux des électeurs.La septième est que la gauche et ses idées comportent un potentiel de convictions dans l'opinion pourvu qu'elle fasse taire ses divisions et replie ses écuries présidentielles.Des fausses notes, il y en a eu de nombreuses dont la moindre ne fut pas la révélation du secret de polichinelle de la rupture du couple Ségolène Royal - François Hollande.Je n'ai aucune indication sur les raisons d'une telle annonce un soir d'élection mais cette annonce me parait une faute politique et venait comme un cheveu dans la soupe un soir de demi victoire. Une autre aura été l'empressement de réveler les divisions du parti socialiste et les divergences sur l'agenda de rénovation. Un fait politique décisif , que nous révèlent les résultats et la vigueur de l'opposition, est que le mini traité européen va devoir faire l'objet de négociations avec l'opposition, car la majorité requise au parlement des3/5è qualifiée n'est pas obtenue, le vote parlementaire de ce traité necessitant une modification constitutionnelle. La gauche, qui par la voix de ses dirigeants avaient toujours manifesté une préférence pour la voie référendaire va t'elle modifier son attitude.L'avenir nous le dira , mais l'état de grâce et la majorité hégémonique, qui permettaient une liberté de manoeuvres, semblent bien derrrière nous.