La déferlante bleue, saluée par la plupart des éditoriaux, ce qui montre de quel bord sont les médias actuellemnt détenus par des groupes financiers et industriels, masque une réalité qui est à
prendre en compte. Souvenez vous, il y a quelques semaines, on nous avait rabattu les oreilles avc l'effet Sarkosy, qui avait ranimé l'esprit politique et entrainé un retour des français vers la
politique;Pour mettre un bémol au triomphalisme de certains, à l'arrogance ironique d'autres, à la fausse modestie des derniers,je me dois de rappeler que la fameuse vague bleue est portée par 28%
des inscrits, ce qui ramène la victoire à sa juste proportion et qui fait de notre démocratie une des moins représentatives du continent. Il semble donc établi que le nouvel engouement pour
la politique de nos concitoyens n'était donc pas l'oeuvre du nouveau président de la république. Quelles sont les causes de ce refflux de l'intérêt de français pour la chose politique; d'abord
, pour la plupart des électeurs de gauche le jeu était déja fait, ensuite,contrairement à ce qui a pu être écrit, ils avaient une juste conscience que la politique ne se passait pas à l'assemblée
nationale qui depuis quelque temps n'est qu'une chambre d'enregistrement des décisions de l'exécutif, ensuite la nature du pouvoir et la personnalité du président qui va réunir dans ses mains la
totalité des pouvoirs, et ceci sans partage et sans possibilité de discussion et d'infléchissement, enfin le débauchage de personnalités qui avaient fait campagne sur des thèmes et qui en ont
rallié d'autres, les électeurs se sont sentis trahis et leur abstention est la conséquence du rejet de tels comportements sans compter le fait que la plupart des sortants se représentaient et que
le renouvellement attendu n'était pas pour cette fois. Alors , reconquérir les électeurs sera la tache qui attend les formations politiques et ce ne sera pas facile