commentaires de l'actualité, de l'histoire et de mes livres
Dans le tohu-bohu acadabrantesque des conversations ou discussions politiques, volontairement ou non, particulièrement confuses, il y a la diffusion de l’idée que la droite et la gauche étaient à peu près la même chose et que ceux qui s’opposaient à une gauche socio-libérale, pseudo moderniste, étaient des reliquats de l’histoire. Il est certain que cette propagande est téléguidée par l’idéologie mondialiste qui posé ses pattes de prédateur sur l’ensemble de la communauté planétaire et qui la dévore gloutonnement en déchiquetant ses valeurs et en consumant notre planète. Le village mondial que les tenants de l’ultralibéralisme a commencé de construire est une société où les progrès de la technologie vont réduire les citoyens en consommateurs abrutis, où les moins avertis auront droit aux déchets d’une fabrication low cost , où les classes moyennes seront éblouies par les gadgets de plus en plus sophistiqués et de plus en plus onéreux issus d’une fabrication par des esclaves exogènes, où les classes supérieures auront l’illusion du pouvoir car la politique leur sera concédée. La Némésis économique ultralibérale loin d’assouvir sa vengeance sur les profiteurs frappera les moins aptes à se défendre c'est-à-dire la grande majorité de la population mondiale. C’est cette Némésis qui est créatrice de troubles et de guerres de toutes sortes. N’oublions pas que cette Némésis est fille d’Erebé et de Nix, c'est-à-dire l’obscurité et la nuit ! C’est pour défendre les plus exposés que la gauche a été inventée !
Car la différence essentielle entre la gauche et la droite c’est que la gauche met l’homme au cœur de la société et que la droite met l’économie au cœur de cette même société !
Que l’on fasse appel à l’histoire : au début de l’ère industrielle, dans l’unique but de gains de plus en plus importants l’Angleterre chassa les pauvres de leurs villages ou de leur travail rural pour les faire venir travailler en ville, dans des manufactures où les conditions de travail et d’hygiène étaient exécrables, où l’habitat était exempt de tout confort le plus élémentaire, où les enfants n’étaient en rien protégés des négriers qu’étaient les patrons d’alors . C’est de là que surgissent des associations, puis des partis politiques puis des syndicats pour défendre ces exploités : la gauche était née ! De là, toutes les conquêtes sociales, tous les droits du travail, tous les codes de travail, tous les droits sociaux et médicaux de tous les salariés !
Ce sont ces droits que l’ultralibéralisme tente de grignoter et de restreindre dans une offensive de grande ampleur soutenu par ceux à qui il a concédé une parcelle minuscule de pouvoir. Il faut que la gauche reste la gauche pour contenir ce choc gigantesque que les prédateurs ont déclenché contre les acquis des luttes sociales. Il faut une gauche rassemblée, unie, confiante, combative pour faire face à ces assauts brutaux et mortifères des prédateurs au nom de l’efficacité économique !