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Un microbiologiste de mes amis disait toujours que les grandes épidémies suivaient toujours les trajectoires de la misère ! Il ajoutait que leur naissance avait lieu quand on creusait une route dans lieux exempts de présences humaines importantes et que leur extension prenait toujours les voies de communications des humains. Ces affirmations méritent d’être tempérées mais ne peuvent être démenties. La misère reste le ferment de toutes grandes épidémies et la grippe espagnole qui a fait, peut être, plus de victimes que la grande guerre de 14/18 a eu pour lit la grande misère qui a été consécutive à cette barbarie inhumaine. Les épidémies de peste, de choléra qui ont décimé des fractions importantes de la population européenne pas d’autres n’ont pas d’autres environnements que la misère et la saleté qui lui est corrélée. Aux USA les épidémies de poliomyélite qui jetaient la panique dans les populations ont été largement améliorées après l’apparition de l’eau courante et du total égout en attendant la découverte du vaccin. La tuberculose a trouvé son bouillon de culture dans les couches misérables de la population et la lèpre s’est épanouie dans ces milieux qui n’avaient aucun moyen de l’éviter. La plupart de ces grandes épidémies passées étaient dues à des bactéries sauf la grippe et la polio et la découverte des antibiotiques a permis de les juguler. Il n’y a pas si longtemps , en France, les nourrissons mourraient de toxicoses, gastro- entérites infectieuses, dans des proportions non négligeables et les progrès de l’hygiène a presque fait disparaître ces pathologie du paysage médical.
Les agents pathogènes des grandes épidémies actuelles ne font pas partie du monde du vivant. L’encéphalopathie spongiforme bovine a un agent pathogène le Prion qui est une protéine complexe qui n’a rien de vivant ! Quant aux virus qui sont actuellement considérés comme les agents pathogènes virulents responsables des grandes épidémies actuelles telles le SIDA, le SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère), les HEPATITES VIRALES et les fièvres telles l’EBOLA, le Marburg et toutes les fièvres virales hémorragiques d’origine exotiques ils ne sont pas considérés comme des êtres vivants, car ils n’ont aucun métabolisme autonome et leur appareil génétique est incapable de reproduction autonome.
Comme c’est l’EBOLA qui fait aujourd’hui l’actualité, il doit son nom à une rivière, il fait partie de la famille des filovirus, il fait partie de l’ordre des mononégavirus ainsi dénommés par leur acide ribonucléique en forme de filament unique, non segmenté, l’EBOLA ayant leur ARN à polarité négative c'est-à-dire susceptible de transcrire directement leur génome – en ARN messager pour se diffuser, d’où leur forte pathogénicité !
Le réservoir de virus est une chauve souris fructivore, qui contamine des grands singes qui transmettent le virus aux humains par contact avec les humeurs. On retrouve là, la création e voies de communication dans la forêt et la misère qui conduit les hommes à se nourrir de singes ! tous les virus EBOLA n’ont pas la même virulence et le virus EBOLA de RESTON est inoffensif ! Une hygiène correcte pourrait limiter la contagiosité ! Il faut donc permettre aux humains d’avoir accès à l’eau potable, à des locaux pour se laver et à du savon pour se désinfecter. Mais n’est ce pas trop demander aux maitres du monde !