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commentaires de l'actualité, de l'histoire et de mes livres

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INSOUTENABLE

J’avoue que ces temps derniers j’ai eu un mal fou à écrire car l’écriture est, pour moi, un plaisir et que mes mots me paraissaient indécents avec ce drame majeur qui a pour cible La Palestine dont les vidéos postés par des chirurgiens français et norvégiens de renom, les professeurs Oberlin et Fosse sont, tout simplement insoutenables. La pudeur m’interdit de désigner les responsables d’une telle situation mais force est de constater que les victimes sont toujours les mêmes, les plus faibles, les palestiniens dont les femmes et les enfants sont aux premiers rangs. Certes le fanatisme des dirigeants du Hamas porte une lourde responsabilité dans les malheurs de leur peuple, mais celui-ci , déjà victime de leurs autorités ne méritaient nullement la punition collective et atroce que leur infligent les frappes israéliennes. Il s’agit ni plus ni moins de crimes de guerre de la nation la plus puissante avec la complicité des dirigeants et de la majorité des peuples occidentaux. L’excuse des tirs de roquettes considérés comme une agression est d’une indigence intellectuelle quand on sait que ce pays agrandit son territoire par la force depuis des dizaines d’années et que tout pays qui subit une agression armée a le droit de se défendre par la force. Il ne s’agit nullement pour moi de défendre une ethnie en face d’une autre mais de constater que les atrocités sont du même bord. Il y a des criminels partout et l’assassinat de trois adolescents israéliens n’est pas seulement un crime mais une faute grave contre son propre pays mais cela justifie t’il ce déluge de feu et de sang sur une population dont le seul crime est de subir des autorités sectaires. Bien plus amoral et criminel c’est l’utilisation de bombes dites DIME (dense inert métal explosive) dont les blessures sont quasiment incurables. Depuis 10 ans il y a eu un enfant palestinien tué tous les 3 jours par les israéliens, depuis plusieurs années les israélien occupent de plus larges territoires de la Palestine rendant ainsi illusoire l’existence d’un état palestinien, depuis toujours les partisans du Grand Israël veulent rejeter toute population palestinienne, depuis des éternités ils ont transformé Gaza en un territoire carcéral où ils restreignent la circulation des habitants et même leurs zone de pêche les réduisant à une économie de subsistance et ceci dans le silence complice de certains intellectuels. Nous avons demandé que les autorités religieuses musulmanes, et je fais partie de ceux qui l’ont demandé, dénoncent les agissements criminels des islamistes je suis donc très surpris que l’on ne demande pas aux grands intellectuels juifs de notre pays de dénoncer les agissements criminels des ultra en Israël. Un pays est grand quand sa puissance s’accompagne de compassion, un pays est grand quand sa réputation morale et intellectuelle est reconnue internationalement§ Je doute fort que de soit les cas actuellement pour Israël !

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B
le sionisme (et l'expansionisme) se cache derrière la juste cause israélienne et son droit à vivre en paix. cela justifie pour eux tous ces crimes contre l'humanité
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R
quel est ce bugg qui fait que tu as au moins 36 fois le même article que j'e t'ai mis en copié/collé.......si tu peux modifier cela , fais le merci ....................au moins tu ne pourras pas dire que tu ne pouvais le lire ....;-)))
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R
tiens , tu n'auras pas a chercher , <br /> <br /> Conflit israélo-palestinien : quand la barbarie répond à la barbarie<br /> <br /> 20 JUILLET 2014 | PAR DANIEL SALVATORE SCHIFFER<br /> <br /> <br /> CONFLIT ISRAELO-PALESTINIEN : QUAND LA BARBARIE REPOND A LA BARBARIE<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Nul n'ignore mon attachement à Israël, pays que, depuis que mes pères eurent à subir l'indicible martyre de la Shoah, je porte dans mon cœur. Ainsi, en guise de solidarité avec cet État, n'ai-je pas hésité, par exemple, à me rendre à mes risques et périls, lors de la première Guerre du Golfe, en 1991, à Jérusalem, où je fus reçu à l'hôtel King David par Benyamin Netanyahou, alors Ministre des Affaires Étrangères, puis à Tel-Aviv, ville que Saddam Hussein faisait pilonner à coups de scuds.<br /> <br /> <br /> <br /> C'est donc avec une même et intime conviction que je prône, pour l’État d'Israël, le droit de se défendre lorsqu'il se voit attaqué, comme lors de ces dernières semaines, par des centaines de roquettes tirées par ces terroristes que sont, dans la Bande de Gaza, les affidés du Hamas, du Djihad Islamique et autres Brigades des Martyrs d'Al Aqsa, lesquels se cachent de surcroît, pour commettre leurs inqualifiables meurtres, derrière leur propre population, qu'ils prennent en otage, tels des boucliers humains. Je le clame d'autant plus haut et fort que ces embrigadés du fascisme vert, fieffés antisémites de surcroît, se réclament toujours, envers et contre tout, de ce funeste paragraphe issu de la première charte de l'OLP (Organisation de la Libération de la Palestine), jadis créée, en 1964, par feu Yasser Arafat : article selon lequel « tout Juif devait être rejeté à la mer » !<br /> <br /> <br /> <br /> Mais, ces prémices étant bien établies, est-ce là une raison – une raison nécessaire et suffisante – pour qu'Israël se comporte à son tour, au vu de l'extrême violence avec laquelle son armée (Tsahal) est en train de mettre actuellement à feu et à sang cette même Bande de Gaza, comme un assassin ? Détruire les tunnels bellicistes du Hamas, oui ! Mais non pour autant - la nuance est de taille - des centaines d'innocents ! Qu'en en juge par le seul nombre de palestiniens morts, presque tous civils (femmes, enfants et vieillards confondus), depuis le début, le 8 juillet dernier, c'est-à-dire en treize jours seulement, de cette offensive militaire de vaste ampleur (par mer, air et terre) : plus de 400 tués, sans compter les milliers de blessés, victimes des mal nommés « dégâts collatéraux ». Un massacre, perpétré en toute impunité ! Pis : avec le consentement, sinon la tacite complicité, des États-Unis, dont le président, l'inénarrable Barack Obama, est prix Nobel de la paix ! Israël et l'Amérique seraient-ils donc, par on ne sait quel absurde et inéquitable privilège, au-dessus des lois, du droit international même ?<br /> <br /> <br /> <br /> Un crime contre l'humanité<br /> <br /> ------------------------------<br /> <br /> Autant dire que c'est là, de la part d'Israël, un acte aussi révoltant qu'abominable sur le plan humain, quels que soient les motifs (les ennemis de ce pays parleront là, fussent de manière indue, d' « alibis expansionnistes » ou de « prétextes géopolitiques ») pour le justifier : ce crime, hautement répréhensible sur le plan moral, n'a pas de nom, sinon celui, précisément, de « crime de guerre », voire, plus grave encore, de « crime contre l'humanité ».<br /> <br /> <br /> <br /> Je le clame donc ici aussi, porté en cela par ma seule conscience morale et d'homme libre, avec une identique conviction, quitte à ce que l'intellectuel juif que je suis se mette à nouveau bon nombre de ses pairs à dos : Israël n'est pas digne, en cette effroyable circonstance, de son Histoire. Pis : il la dénature, au gré de ses seuls intérêts géostratégiques, et la trahit !<br /> <br /> <br /> <br /> Davantage, et sans certes vouloir comparer ici l'incomparable : Israël, État qui vit le jour au lendemain (1948) de ce crime unique dans les annales de l'(in)humanité que fut l'Holocauste, n'a-t-il donc rien appris, ou si peu, des immortelles leçons de son glorieux quoique douloureux passé ? A moins que ce ne soit, pis encore, l'obscurantiste et rétrograde loi mosaïque du talion (« œil pour œil et dent pour dent, mais à puissance dix ici ! ») à présider, encore aujourd'hui, à son destin politico-religieux. La politique menée ces derniers temps par la droite israélienne s'avère à long terme aussi désastreuse, par son radicalisme idéologique et son intransigeance politique, que celle des extrémistes palestiniens : une impasse ne conduisant qu'au pire des scénarios-catastrophes !<br /> <br /> <br /> <br /> La honte !<br /> <br /> ----------<br /> <br /> <br /> <br /> Israël ne se rend-il donc pas compte qu'en confinant ainsi près de deux millions d' êtres humains - les Palestiniens, en l'occurrence – dans une terre (la Bande de Gaza) longue d'un peu plus de quarante kilomètres et large de moins de dix kilomètres, il ne fait que répéter ainsi, leur niant en outre tout droit d'exister en tant que peuple libre et nation indépendante, ce que les Allemands firent avec les Juifs, de sinistre mémoire, dans le ghetto de Varsovie ?<br /> <br /> <br /> <br /> J'ai mal à mon sens de l'humanité lorsque je vois, sur mon écran de télévision, des images de mères palestiniennes hurler à la mort sur le cadavre ensanglanté de leur enfant déchiqueté par un missile israélien. A à ces pères et ces mères en larmes, toute ma compassion ! Je suis là, n'en déplaise à ma patrie d'élection qu'est Israël, tout aussi palestinien que juif : l'inhumaine souffrance n'a pas de nationalité, ni de frontière, de culture ou de religion ; elle est universelle, et, parfois, je me sens, à entendre ces cris déchirants résonner dans le désert du monde, couvert de honte. Cela m'est, tout simplement, insupportable ! Alors ma voix, comme aujourd'hui en cette tribune, s'élève, trop solitaire, je le regrette amèrement, parmi mes pairs juifs !<br /> <br /> <br /> <br /> Indignation sélective : où sont les intellectuels juifs ?<br /> <br /> -------------------------------------------------------<br /> <br /> <br /> <br /> Mais une autre interrogation, non moins lancinante, me vient aussi, en ces jours mortifères, à l'esprit : où sont donc aujourd'hui, pour condamner cette agression israélienne, ces intellectuels juifs, les plus médiatisés surtout, toujours si prompts à fustiger les crimes partout dans le monde, à juste titre par ailleurs, à la notoire mais partiale et irrationnelle exception de ceux perpétrés par Israël ? Un injustifiable, par la plus lâche et ignominieuse des indignations sélectives, « deux poids, deux mesures » !<br /> <br /> <br /> <br /> Ainsi, par exemple, aimerait-on entendre un Élie Wiesel, un Alain Finkielkraut ou un Bernard-Henri Lévy dénoncer publiquement, avec courage et au nom même de ces principes universels qu'ils ne cessent de revendiquer, les bombardements israéliens à l'encontre des civils palestiniens comme ils s'insurgèrent naguère, dans les années 90, contre le siège de Sarajevo, par exemple, par les forces militaires serbes.<br /> <br /> <br /> <br /> Leur silence, en cette triste circonstance, est aussi assourdissant, paradoxalement, que celui, tout aussi coupable, des intellectuels musulmans lorsqu'ils se refusent à condamner ouvertement les crimes commis par les intégristes islamistes et autres djihadistes de tous poils. Un humaniste digne de ce beau et noble nom se doit de condamner, tel un impératif catégorique, le crime d'où qu'il vienne, sans se laisser enfermer en un quelconque esprit partisan, ni manichéisme étriqué ou dogmatisme de tout aussi mauvais aloi. Attitude intellectuelle, celle-ci, trop rare, hélas, au sein du monde contemporain !<br /> <br /> <br /> <br /> Pour la coexistence pacifique des États israélien et palestinien<br /> <br /> ----------------------------------------------------------------<br /> <br /> <br /> <br /> Morale de l'Histoire? Cette paix des braves, sinon des justes, que j'appelle depuis toujours de mes vœux (http://blogs.mediapart.fr/blog/daniel-salvatore-schiffer/030614/appel-aux-intellectuels-musulmans-pour-la-paix-des-braves), afin de résoudre enfin cet interminable et terrible conflit israélo-palestinien, n'a qu'un seule et pourtant simple préalable, aussi difficile à entendre soit-il pour certains Juifs : la coexistence, civile et démocratique, des États israélien et palestinien, avec une reconnaissance réciproque de la part de leurs institutions politiques respectives.<br /> <br /> <br /> <br /> Bref, et une bonne fois pour toutes : Israël doit restituer aux Palestiniens les territoires qu'il occupe illégalement depuis trop longtemps déjà et permettre donc, dans la foulée, que ce peuple ait enfin légitimement, comme pour tous les peuples de la Terre, son État : un État libre, indépendant et souverain, à tous les effets. Tel est, en vérité, le nœud, qui n'est inextricable qu'en apparence, du problème : l'origine politique et l'historique source de cette guerre, tantôt larvée et tantôt déclarée !<br /> <br /> <br /> <br /> Ce n'est qu'à ce juste prix qu'Israël, qui devrait faire preuve d'un peu plus de sagesse diplomatique en cette épineuse question, pourra vivre enfin dans la paix qu'il mérite, et que le monde entier, par la même occasion, retrouvera, avec la progressive disparition de ce conflit, un peu plus de sérénité à la base.<br /> <br /> <br /> <br /> Quant à cet antisémitisme qui est en train de déferler dangereusement aux quatre coins de la planète, il n'aura plus, ainsi, d'odieux alibi idéologique pour gangrener l'humanité... du moins c'est à espérer si l'on ne veut pas désespérer, au contraire, de l'Homme !<br /> <br /> <br /> <br /> DANIEL SALVATORE SCHIFFER*<br /> <br /> <br /> <br /> *Philosophe, auteur de « La Philosophie d'Emmanuel Levinas – Métaphysique, esthétique, éthique » (Presses Universitaires de France), signataire du JCall (Jewish Call for Reason – Appel des Juifs à la Raison).<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Conflit israélo-palestinien : quand la barbarie répond à la barbarie<br /> <br /> 20 JUILLET 2014 | PAR DANIEL SALVATORE SCHIFFER<br /> <br /> <br /> CONFLIT ISRAELO-PALESTINIEN : QUAND LA BARBARIE REPOND A LA BARBARIE<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Nul n'ignore mon attachement à Israël, pays que, depuis que mes pères eurent à subir l'indicible martyre de la Shoah, je porte dans mon cœur. Ainsi, en guise de solidarité avec cet État, n'ai-je pas hésité, par exemple, à me rendre à mes risques et périls, lors de la première Guerre du Golfe, en 1991, à Jérusalem, où je fus reçu à l'hôtel King David par Benyamin Netanyahou, alors Ministre des Affaires Étrangères, puis à Tel-Aviv, ville que Saddam Hussein faisait pilonner à coups de scuds.<br /> <br /> <br /> <br /> C'est donc avec une même et intime conviction que je prône, pour l’État d'Israël, le droit de se défendre lorsqu'il se voit attaqué, comme lors de ces dernières semaines, par des centaines de roquettes tirées par ces terroristes que sont, dans la Bande de Gaza, les affidés du Hamas, du Djihad Islamique et autres Brigades des Martyrs d'Al Aqsa, lesquels se cachent de surcroît, pour commettre leurs inqualifiables meurtres, derrière leur propre population, qu'ils prennent en otage, tels des boucliers humains. Je le clame d'autant plus haut et fort que ces embrigadés du fascisme vert, fieffés antisémites de surcroît, se réclament toujours, envers et contre tout, de ce funeste paragraphe issu de la première charte de l'OLP (Organisation de la Libération de la Palestine), jadis créée, en 1964, par feu Yasser Arafat : article selon lequel « tout Juif devait être rejeté à la mer » !<br /> <br /> <br /> <br /> Mais, ces prémices étant bien établies, est-ce là une raison – une raison nécessaire et suffisante – pour qu'Israël se comporte à son tour, au vu de l'extrême violence avec laquelle son armée (Tsahal) est en train de mettre actuellement à feu et à sang cette même Bande de Gaza, comme un assassin ? Détruire les tunnels bellicistes du Hamas, oui ! Mais non pour autant - la nuance est de taille - des centaines d'innocents ! Qu'en en juge par le seul nombre de palestiniens morts, presque tous civils (femmes, enfants et vieillards confondus), depuis le début, le 8 juillet dernier, c'est-à-dire en treize jours seulement, de cette offensive militaire de vaste ampleur (par mer, air et terre) : plus de 400 tués, sans compter les milliers de blessés, victimes des mal nommés « dégâts collatéraux ». Un massacre, perpétré en toute impunité ! Pis : avec le consentement, sinon la tacite complicité, des États-Unis, dont le président, l'inénarrable Barack Obama, est prix Nobel de la paix ! Israël et l'Amérique seraient-ils donc, par on ne sait quel absurde et inéquitable privilège, au-dessus des lois, du droit international même ?<br /> <br /> <br /> <br /> Un crime contre l'humanité<br /> <br /> ------------------------------<br /> <br /> Autant dire que c'est là, de la part d'Israël, un acte aussi révoltant qu'abominable sur le plan humain, quels que soient les motifs (les ennemis de ce pays parleront là, fussent de manière indue, d' « alibis expansionnistes » ou de « prétextes géopolitiques ») pour le justifier : ce crime, hautement répréhensible sur le plan moral, n'a pas de nom, sinon celui, précisément, de « crime de guerre », voire, plus grave encore, de « crime contre l'humanité ».<br /> <br /> <br /> <br /> Je le clame donc ici aussi, porté en cela par ma seule conscience morale et d'homme libre, avec une identique conviction, quitte à ce que l'intellectuel juif que je suis se mette à nouveau bon nombre de ses pairs à dos : Israël n'est pas digne, en cette effroyable circonstance, de son Histoire. Pis : il la dénature, au gré de ses seuls intérêts géostratégiques, et la trahit !<br /> <br /> <br /> <br /> Davantage, et sans certes vouloir comparer ici l'incomparable : Israël, État qui vit le jour au lendemain (1948) de ce crime unique dans les annales de l'(in)humanité que fut l'Holocauste, n'a-t-il donc rien appris, ou si peu, des immortelles leçons de son glorieux quoique douloureux passé ? A moins que ce ne soit, pis encore, l'obscurantiste et rétrograde loi mosaïque du talion (« œil pour œil et dent pour dent, mais à puissance dix ici ! ») à présider, encore aujourd'hui, à son destin politico-religieux. La politique menée ces derniers temps par la droite israélienne s'avère à long terme aussi désastreuse, par son radicalisme idéologique et son intransigeance politique, que celle des extrémistes palestiniens : une impasse ne conduisant qu'au pire des scénarios-catastrophes !<br /> <br /> <br /> <br /> La honte !<br /> <br /> ----------<br /> <br /> <br /> <br /> Israël ne se rend-il donc pas compte qu'en confinant ainsi près de deux millions d' êtres humains - les Palestiniens, en l'occurrence – dans une terre (la Bande de Gaza) longue d'un peu plus de quarante kilomètres et large de moins de dix kilomètres, il ne fait que répéter ainsi, leur niant en outre tout droit d'exister en tant que peuple libre et nation indépendante, ce que les Allemands firent avec les Juifs, de sinistre mémoire, dans le ghetto de Varsovie ?<br /> <br /> <br /> <br /> J'ai mal à mon sens de l'humanité lorsque je vois, sur mon écran de télévision, des images de mères palestiniennes hurler à la mort sur le cadavre ensanglanté de leur enfant déchiqueté par un missile israélien. A à ces pères et ces mères en larmes, toute ma compassion ! Je suis là, n'en déplaise à ma patrie d'élection qu'est Israël, tout aussi palestinien que juif : l'inhumaine souffrance n'a pas de nationalité, ni de frontière, de culture ou de religion ; elle est universelle, et, parfois, je me sens, à entendre ces cris déchirants résonner dans le désert du monde, couvert de honte. Cela m'est, tout simplement, insupportable ! Alors ma voix, comme aujourd'hui en cette tribune, s'élève, trop solitaire, je le regrette amèrement, parmi mes pairs juifs !<br /> <br /> <br /> <br /> Indignation sélective : où sont les intellectuels juifs ?<br /> <br /> -------------------------------------------------------<br /> <br /> <br /> <br /> Mais une autre interrogation, non moins lancinante, me vient aussi, en ces jours mortifères, à l'esprit : où sont donc aujourd'hui, pour condamner cette agression israélienne, ces intellectuels juifs, les plus médiatisés surtout, toujours si prompts à fustiger les crimes partout dans le monde, à juste titre par ailleurs, à la notoire mais partiale et irrationnelle exception de ceux perpétrés par Israël ? Un injustifiable, par la plus lâche et ignominieuse des indignations sélectives, « deux poids, deux mesures » !<br /> <br /> <br /> <br /> Ainsi, par exemple, aimerait-on entendre un Élie Wiesel, un Alain Finkielkraut ou un Bernard-Henri Lévy dénoncer publiquement, avec courage et au nom même de ces principes universels qu'ils ne cessent de revendiquer, les bombardements israéliens à l'encontre des civils palestiniens comme ils s'insurgèrent naguère, dans les années 90, contre le siège de Sarajevo, par exemple, par les forces militaires serbes.<br /> <br /> <br /> <br /> Leur silence, en cette triste circonstance, est aussi assourdissant, paradoxalement, que celui, tout aussi coupable, des intellectuels musulmans lorsqu'ils se refusent à condamner ouvertement les crimes commis par les intégristes islamistes et autres djihadistes de tous poils. Un humaniste digne de ce beau et noble nom se doit de condamner, tel un impératif catégorique, le crime d'où qu'il vienne, sans se laisser enfermer en un quelconque esprit partisan, ni manichéisme étriqué ou dogmatisme de tout aussi mauvais aloi. Attitude intellectuelle, celle-ci, trop rare, hélas, au sein du monde contemporain !<br /> <br /> <br /> <br /> Pour la coexistence pacifique des États israélien et palestinien<br /> <br /> ----------------------------------------------------------------<br /> <br /> <br /> <br /> Morale de l'Histoire? Cette paix des braves, sinon des justes, que j'appelle depuis toujours de mes vœux (http://blogs.mediapart.fr/blog/daniel-salvatore-schiffer/030614/appel-aux-intellectuels-musulmans-pour-la-paix-des-braves), afin de résoudre enfin cet interminable et terrible conflit israélo-palestinien, n'a qu'un seule et pourtant simple préalable, aussi difficile à entendre soit-il pour certains Juifs : la coexistence, civile et démocratique, des États israélien et palestinien, avec une reconnaissance réciproque de la part de leurs institutions politiques respectives.<br /> <br /> <br /> <br /> Bref, et une bonne fois pour toutes : Israël doit restituer aux Palestiniens les territoires qu'il occupe illégalement depuis trop longtemps déjà et permettre donc, dans la foulée, que ce peuple ait enfin légitimement, comme pour tous les peuples de la Terre, son État : un État libre, indépendant et souverain, à tous les effets. Tel est, en vérité, le nœud, qui n'est inextricable qu'en apparence, du problème : l'origine politique et l'historique source de cette guerre, tantôt larvée et tantôt déclarée !<br /> <br /> <br /> <br /> Ce n'est qu'à ce juste prix qu'Israël, qui devrait faire preuve d'un peu plus de sagesse diplomatique en cette épineuse question, pourra vivre enfin dans la paix qu'il mérite, et que le monde entier, par la même occasion, retrouvera, avec la progressive disparition de ce conflit, un peu plus de sérénité à la base.<br /> <br /> <br /> <br /> Quant à cet antisémitisme qui est en train de déferler dangereusement aux quatre coins de la planète, il n'aura plus, ainsi, d'odieux alibi idéologique pour gangrener l'humanité... du moins c'est à espérer si l'on ne veut pas désespérer, au contraire, de l'Homme !<br /> <br /> <br /> <br /> DANIEL SALVATORE SCHIFFER*<br /> <br /> <br /> <br /> *Philosophe, auteur de « La Philosophie d'Emmanuel Levinas – Métaphysique, esthétique, éthique » (Presses Universitaires de France), signataire du JCall (Jewish Call for Reason – Appel des Juifs à la Raison).<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Conflit israélo-palestinien : quand la barbarie répond à la barbarie<br /> <br /> 20 JUILLET 2014 | PAR DANIEL SALVATORE SCHIFFER<br /> <br /> <br /> CONFLIT ISRAELO-PALESTINIEN : QUAND LA BARBARIE REPOND A LA BARBARIE<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Nul n'ignore mon attachement à Israël, pays que, depuis que mes pères eurent à subir l'indicible martyre de la Shoah, je porte dans mon cœur. Ainsi, en guise de solidarité avec cet État, n'ai-je pas hésité, par exemple, à me rendre à mes risques et périls, lors de la première Guerre du Golfe, en 1991, à Jérusalem, où je fus reçu à l'hôtel King David par Benyamin Netanyahou, alors Ministre des Affaires Étrangères, puis à Tel-Aviv, ville que Saddam Hussein faisait pilonner à coups de scuds.<br /> <br /> <br /> <br /> C'est donc avec une même et intime conviction que je prône, pour l’État d'Israël, le droit de se défendre lorsqu'il se voit attaqué, comme lors de ces dernières semaines, par des centaines de roquettes tirées par ces terroristes que sont, dans la Bande de Gaza, les affidés du Hamas, du Djihad Islamique et autres Brigades des Martyrs d'Al Aqsa, lesquels se cachent de surcroît, pour commettre leurs inqualifiables meurtres, derrière leur propre population, qu'ils prennent en otage, tels des boucliers humains. Je le clame d'autant plus haut et fort que ces embrigadés du fascisme vert, fieffés antisémites de surcroît, se réclament toujours, envers et contre tout, de ce funeste paragraphe issu de la première charte de l'OLP (Organisation de la Libération de la Palestine), jadis créée, en 1964, par feu Yasser Arafat : article selon lequel « tout Juif devait être rejeté à la mer » !<br /> <br /> <br /> <br /> Mais, ces prémices étant bien établies, est-ce là une raison – une raison nécessaire et suffisante – pour qu'Israël se comporte à son tour, au vu de l'extrême violence avec laquelle son armée (Tsahal) est en train de mettre actuellement à feu et à sang cette même Bande de Gaza, comme un assassin ? Détruire les tunnels bellicistes du Hamas, oui ! Mais non pour autant - la nuance est de taille - des centaines d'innocents ! Qu'en en juge par le seul nombre de palestiniens morts, presque tous civils (femmes, enfants et vieillards confondus), depuis le début, le 8 juillet dernier, c'est-à-dire en treize jours seulement, de cette offensive militaire de vaste ampleur (par mer, air et terre) : plus de 400 tués, sans compter les milliers de blessés, victimes des mal nommés « dégâts collatéraux ». Un massacre, perpétré en toute impunité ! Pis : avec le consentement, sinon la tacite complicité, des États-Unis, dont le président, l'inénarrable Barack Obama, est prix Nobel de la paix ! Israël et l'Amérique seraient-ils donc, par on ne sait quel absurde et inéquitable privilège, au-dessus des lois, du droit international même ?<br /> <br /> <br /> <br /> Un crime contre l'humanité<br /> <br /> ------------------------------<br /> <br /> Autant dire que c'est là, de la part d'Israël, un acte aussi révoltant qu'abominable sur le plan humain, quels que soient les motifs (les ennemis de ce pays parleront là, fussent de manière indue, d' « alibis expansionnistes » ou de « prétextes géopolitiques ») pour le justifier : ce crime, hautement répréhensible sur le plan moral, n'a pas de nom, sinon celui, précisément, de « crime de guerre », voire, plus grave encore, de « crime contre l'humanité ».<br /> <br /> <br /> <br /> Je le clame donc ici aussi, porté en cela par ma seule conscience morale et d'homme libre, avec une identique conviction, quitte à ce que l'intellectuel juif que je suis se mette à nouveau bon nombre de ses pairs à dos : Israël n'est pas digne, en cette effroyable circonstance, de son Histoire. Pis : il la dénature, au gré de ses seuls intérêts géostratégiques, et la trahit !<br /> <br /> <br /> <br /> Davantage, et sans certes vouloir comparer ici l'incomparable : Israël, État qui vit le jour au lendemain (1948) de ce crime unique dans les annales de l'(in)humanité que fut l'Holocauste, n'a-t-il donc rien appris, ou si peu, des immortelles leçons de son glorieux quoique douloureux passé ? A moins que ce ne soit, pis encore, l'obscurantiste et rétrograde loi mosaïque du talion (« œil pour œil et dent pour dent, mais à puissance dix ici ! ») à présider, encore aujourd'hui, à son destin politico-religieux. La politique menée ces derniers temps par la droite israélienne s'avère à long terme aussi désastreuse, par son radicalisme idéologique et son intransigeance politique, que celle des extrémistes palestiniens : une impasse ne conduisant qu'au pire des scénarios-catastrophes !<br /> <br /> <br /> <br /> La honte !<br /> <br /> ----------<br /> <br /> <br /> <br /> Israël ne se rend-il donc pas compte qu'en confinant ainsi près de deux millions d' êtres humains - les Palestiniens, en l'occurrence – dans une terre (la Bande de Gaza) longue d'un peu plus de quarante kilomètres et large de moins de dix kilomètres, il ne fait que répéter ainsi, leur niant en outre tout droit d'exister en tant que peuple libre et nation indépendante, ce que les Allemands firent avec les Juifs, de sinistre mémoire, dans le ghetto de Varsovie ?<br /> <br /> <br /> <br /> J'ai mal à mon sens de l'humanité lorsque je vois, sur mon écran de télévision, des images de mères palestiniennes hurler à la mort sur le cadavre ensanglanté de leur enfant déchiqueté par un missile israélien. A à ces pères et ces mères en larmes, toute ma compassion ! Je suis là, n'en déplaise à ma patrie d'élection qu'est Israël, tout aussi palestinien que juif : l'inhumaine souffrance n'a pas de nationalité, ni de frontière, de culture ou de religion ; elle est universelle, et, parfois, je me sens, à entendre ces cris déchirants résonner dans le désert du monde, couvert de honte. Cela m'est, tout simplement, insupportable ! Alors ma voix, comme aujourd'hui en cette tribune, s'élève, trop solitaire, je le regrette amèrement, parmi mes pairs juifs !<br /> <br /> <br /> <br /> Indignation sélective : où sont les intellectuels juifs ?<br /> <br /> -------------------------------------------------------<br /> <br /> <br /> <br /> Mais une autre interrogation, non moins lancinante, me vient aussi, en ces jours mortifères, à l'esprit : où sont donc aujourd'hui, pour condamner cette agression israélienne, ces intellectuels juifs, les plus médiatisés surtout, toujours si prompts à fustiger les crimes partout dans le monde, à juste titre par ailleurs, à la notoire mais partiale et irrationnelle exception de ceux perpétrés par Israël ? Un injustifiable, par la plus lâche et ignominieuse des indignations sélectives, « deux poids, deux mesures » !<br /> <br /> <br /> <br /> Ainsi, par exemple, aimerait-on entendre un Élie Wiesel, un Alain Finkielkraut ou un Bernard-Henri Lévy dénoncer publiquement, avec courage et au nom même de ces principes universels qu'ils ne cessent de revendiquer, les bombardements israéliens à l'encontre des civils palestiniens comme ils s'insurgèrent naguère, dans les années 90, contre le siège de Sarajevo, par exemple, par les forces militaires serbes.<br /> <br /> <br /> <br /> Leur silence, en cette triste circonstance, est aussi assourdissant, paradoxalement, que celui, tout aussi coupable, des intellectuels musulmans lorsqu'ils se refusent à condamner ouvertement les crimes commis par les intégristes islamistes et autres djihadistes de tous poils. Un humaniste digne de ce beau et noble nom se doit de condamner, tel un impératif catégorique, le crime d'où qu'il vienne, sans se laisser enfermer en un quelconque esprit partisan, ni manichéisme étriqué ou dogmatisme de tout aussi mauvais aloi. Attitude intellectuelle, celle-ci, trop rare, hélas, au sein du monde contemporain !<br /> <br /> <br /> <br /> Pour la coexistence pacifique des États israélien et palestinien<br /> <br /> ----------------------------------------------------------------<br /> <br /> <br /> <br /> Morale de l'Histoire? Cette paix des braves, sinon des justes, que j'appelle depuis toujours de mes vœux (http://blogs.mediapart.fr/blog/daniel-salvatore-schiffer/030614/appel-aux-intellectuels-musulmans-pour-la-paix-des-braves), afin de résoudre enfin cet interminable et terrible conflit israélo-palestinien, n'a qu'un seule et pourtant simple préalable, aussi difficile à entendre soit-il pour certains Juifs : la coexistence, civile et démocratique, des États israélien et palestinien, avec une reconnaissance réciproque de la part de leurs institutions politiques respectives.<br /> <br /> <br /> <br /> Bref, et une bonne fois pour toutes : Israël doit restituer aux Palestiniens les territoires qu'il occupe illégalement depuis trop longtemps déjà et permettre donc, dans la foulée, que ce peuple ait enfin légitimement, comme pour tous les peuples de la Terre, son État : un État libre, indépendant et souverain, à tous les effets. Tel est, en vérité, le nœud, qui n'est inextricable qu'en apparence, du problème : l'origine politique et l'historique source de cette guerre, tantôt larvée et tantôt déclarée !<br /> <br /> <br /> <br /> Ce n'est qu'à ce juste prix qu'Israël, qui devrait faire preuve d'un peu plus de sagesse diplomatique en cette épineuse question, pourra vivre enfin dans la paix qu'il mérite, et que le monde entier, par la même occasion, retrouvera, avec la progressive disparition de ce conflit, un peu plus de sérénité à la base.<br /> <br /> <br /> <br /> Quant à cet antisémitisme qui est en train de déferler dangereusement aux quatre coins de la planète, il n'aura plus, ainsi, d'odieux alibi idéologique pour gangrener l'humanité... du moins c'est à espérer si l'on ne veut pas désespérer, au contraire, de l'Homme !<br /> <br /> <br /> <br /> DANIEL SALVATORE SCHIFFER*<br /> <br /> <br /> <br /> *Philosophe, auteur de « La Philosophie d'Emmanuel Levinas – Métaphysique, esthétique, éthique » (Presses Universitaires de France), signataire du JCall (Jewish Call for Reason – Appel des Juifs à la Raison).<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Conflit israélo-palestinien : quand la barbarie répond à la barbarie<br /> <br /> 20 JUILLET 2014 | PAR DANIEL SALVATORE SCHIFFER<br /> <br /> <br /> CONFLIT ISRAELO-PALESTINIEN : QUAND LA BARBARIE REPOND A LA BARBARIE<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Nul n'ignore mon attachement à Israël, pays que, depuis que mes pères eurent à subir l'indicible martyre de la Shoah, je porte dans mon cœur. Ainsi, en guise de solidarité avec cet État, n'ai-je pas hésité, par exemple, à me rendre à mes risques et périls, lors de la première Guerre du Golfe, en 1991, à Jérusalem, où je fus reçu à l'hôtel King David par Benyamin Netanyahou, alors Ministre des Affaires Étrangères, puis à Tel-Aviv, ville que Saddam Hussein faisait pilonner à coups de scuds.<br /> <br /> <br /> <br /> C'est donc avec une même et intime conviction que je prône, pour l’État d'Israël, le droit de se défendre lorsqu'il se voit attaqué, comme lors de ces dernières semaines, par des centaines de roquettes tirées par ces terroristes que sont, dans la Bande de Gaza, les affidés du Hamas, du Djihad Islamique et autres Brigades des Martyrs d'Al Aqsa, lesquels se cachent de surcroît, pour commettre leurs inqualifiables meurtres, derrière leur propre population, qu'ils prennent en otage, tels des boucliers humains. Je le clame d'autant plus haut et fort que ces embrigadés du fascisme vert, fieffés antisémites de surcroît, se réclament toujours, envers et contre tout, de ce funeste paragraphe issu de la première charte de l'OLP (Organisation de la Libération de la Palestine), jadis créée, en 1964, par feu Yasser Arafat : article selon lequel « tout Juif devait être rejeté à la mer » !<br /> <br /> <br /> <br /> Mais, ces prémices étant bien établies, est-ce là une raison – une raison nécessaire et suffisante – pour qu'Israël se comporte à son tour, au vu de l'extrême violence avec laquelle son armée (Tsahal) est en train de mettre actuellement à feu et à sang cette même Bande de Gaza, comme un assassin ? Détruire les tunnels bellicistes du Hamas, oui ! Mais non pour autant - la nuance est de taille - des centaines d'innocents ! Qu'en en juge par le seul nombre de palestiniens morts, presque tous civils (femmes, enfants et vieillards confondus), depuis le début, le 8 juillet dernier, c'est-à-dire en treize jours seulement, de cette offensive militaire de vaste ampleur (par mer, air et terre) : plus de 400 tués, sans compter les milliers de blessés, victimes des mal nommés « dégâts collatéraux ». Un massacre, perpétré en toute impunité ! Pis : avec le consentement, sinon la tacite complicité, des États-Unis, dont le président, l'inénarrable Barack Obama, est prix Nobel de la paix ! Israël et l'Amérique seraient-ils donc, par on ne sait quel absurde et inéquitable privilège, au-dessus des lois, du droit international même ?<br /> <br /> <br /> <br /> Un crime contre l'humanité<br /> <br /> ------------------------------<br /> <br /> Autant dire que c'est là, de la part d'Israël, un acte aussi révoltant qu'abominable sur le plan humain, quels que soient les motifs (les ennemis de ce pays parleront là, fussent de manière indue, d' « alibis expansionnistes » ou de « prétextes géopolitiques ») pour le justifier : ce crime, hautement répréhensible sur le plan moral, n'a pas de nom, sinon celui, précisément, de « crime de guerre », voire, plus grave encore, de « crime contre l'humanité ».<br /> <br /> <br /> <br /> Je le clame donc ici aussi, porté en cela par ma seule conscience morale et d'homme libre, avec une identique conviction, quitte à ce que l'intellectuel juif que je suis se mette à nouveau bon nombre de ses pairs à dos : Israël n'est pas digne, en cette effroyable circonstance, de son Histoire. Pis : il la dénature, au gré de ses seuls intérêts géostratégiques, et la trahit !<br /> <br /> <br /> <br /> Davantage, et sans certes vouloir comparer ici l'incomparable : Israël, État qui vit le jour au lendemain (1948) de ce crime unique dans les annales de l'(in)humanité que fut l'Holocauste, n'a-t-il donc rien appris, ou si peu, des immortelles leçons de son glorieux quoique douloureux passé ? A moins que ce ne soit, pis encore, l'obscurantiste et rétrograde loi mosaïque du talion (« œil pour œil et dent pour dent, mais à puissance dix ici ! ») à présider, encore aujourd'hui, à son destin politico-religieux. La politique menée ces derniers temps par la droite israélienne s'avère à long terme aussi désastreuse, par son radicalisme idéologique et son intransigeance politique, que celle des extrémistes palestiniens : une impasse ne conduisant qu'au pire des scénarios-catastrophes !<br /> <br /> <br /> <br /> La honte !<br /> <br /> ----------<br /> <br /> <br /> <br /> Israël ne se rend-il donc pas compte qu'en confinant ainsi près de deux millions d' êtres humains - les Palestiniens, en l'occurrence – dans une terre (la Bande de Gaza) longue d'un peu plus de quarante kilomètres et large de moins de dix kilomètres, il ne fait que répéter ainsi, leur niant en outre tout droit d'exister en tant que peuple libre et nation indépendante, ce que les Allemands firent avec les Juifs, de sinistre mémoire, dans le ghetto de Varsovie ?<br /> <br /> <br /> <br /> J'ai mal à mon sens de l'humanité lorsque je vois, sur mon écran de télévision, des images de mères palestiniennes hurler à la mort sur le cadavre ensanglanté de leur enfant déchiqueté par un missile israélien. A à ces pères et ces mères en larmes, toute ma compassion ! Je suis là, n'en déplaise à ma patrie d'élection qu'est Israël, tout aussi palestinien que juif : l'inhumaine souffrance n'a pas de nationalité, ni de frontière, de culture ou de religion ; elle est universelle, et, parfois, je me sens, à entendre ces cris déchirants résonner dans le désert du monde, couvert de honte. Cela m'est, tout simplement, insupportable ! Alors ma voix, comme aujourd'hui en cette tribune, s'élève, trop solitaire, je le regrette amèrement, parmi mes pairs juifs !<br /> <br /> <br /> <br /> Indignation sélective : où sont les intellectuels juifs ?<br /> <br /> -------------------------------------------------------<br /> <br /> <br /> <br /> Mais une autre interrogation, non moins lancinante, me vient aussi, en ces jours mortifères, à l'esprit : où sont donc aujourd'hui, pour condamner cette agression israélienne, ces intellectuels juifs, les plus médiatisés surtout, toujours si prompts à fustiger les crimes partout dans le monde, à juste titre par ailleurs, à la notoire mais partiale et irrationnelle exception de ceux perpétrés par Israël ? Un injustifiable, par la plus lâche et ignominieuse des indignations sélectives, « deux poids, deux mesures » !<br /> <br /> <br /> <br /> Ainsi, par exemple, aimerait-on entendre un Élie Wiesel, un Alain Finkielkraut ou un Bernard-Henri Lévy dénoncer publiquement, avec courage et au nom même de ces principes universels qu'ils ne cessent de revendiquer, les bombardements israéliens à l'encontre des civils palestiniens comme ils s'insurgèrent naguère, dans les années 90, contre le siège de Sarajevo, par exemple, par les forces militaires serbes.<br /> <br /> <br /> <br /> Leur silence, en cette triste circonstance, est aussi assourdissant, paradoxalement, que celui, tout aussi coupable, des intellectuels musulmans lorsqu'ils se refusent à condamner ouvertement les crimes commis par les intégristes islamistes et autres djihadistes de tous poils. Un humaniste digne de ce beau et noble nom se doit de condamner, tel un impératif catégorique, le crime d'où qu'il vienne, sans se laisser enfermer en un quelconque esprit partisan, ni manichéisme étriqué ou dogmatisme de tout aussi mauvais aloi. Attitude intellectuelle, celle-ci, trop rare, hélas, au sein du monde contemporain !<br /> <br /> <br /> <br /> Pour la coexistence pacifique des États israélien et palestinien<br /> <br /> ----------------------------------------------------------------<br /> <br /> <br /> <br /> Morale de l'Histoire? Cette paix des braves, sinon des justes, que j'appelle depuis toujours de mes vœux (http://blogs.mediapart.fr/blog/daniel-salvatore-schiffer/030614/appel-aux-intellectuels-musulmans-pour-la-paix-des-braves), afin de résoudre enfin cet interminable et terrible conflit israélo-palestinien, n'a qu'un seule et pourtant simple préalable, aussi difficile à entendre soit-il pour certains Juifs : la coexistence, civile et démocratique, des États israélien et palestinien, avec une reconnaissance réciproque de la part de leurs institutions politiques respectives.<br /> <br /> <br /> <br /> Bref, et une bonne fois pour toutes : Israël doit restituer aux Palestiniens les territoires qu'il occupe illégalement depuis trop longtemps déjà et permettre donc, dans la foulée, que ce peuple ait enfin légitimement, comme pour tous les peuples de la Terre, son État : un État libre, indépendant et souverain, à tous les effets. Tel est, en vérité, le nœud, qui n'est inextricable qu'en apparence, du problème : l'origine politique et l'historique source de cette guerre, tantôt larvée et tantôt déclarée !<br /> <br /> <br /> <br /> Ce n'est qu'à ce juste prix qu'Israël, qui devrait faire preuve d'un peu plus de sagesse diplomatique en cette épineuse question, pourra vivre enfin dans la paix qu'il mérite, et que le monde entier, par la même occasion, retrouvera, avec la progressive disparition de ce conflit, un peu plus de sérénité à la base.<br /> <br /> <br /> <br /> Quant à cet antisémitisme qui est en train de déferler dangereusement aux quatre coins de la planète, il n'aura plus, ainsi, d'odieux alibi idéologique pour gangrener l'humanité... du moins c'est à espérer si l'on ne veut pas désespérer, au contraire, de l'Homme !<br /> <br /> <br /> <br /> DANIEL SALVATORE SCHIFFER*<br /> <br /> <br /> <br /> *Philosophe, auteur de « La Philosophie d'Emmanuel Levinas – Métaphysique, esthétique, éthique » (Presses Universitaires de France), signataire du JCall (Jewish Call for Reason – Appel des Juifs à la Raison).<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Conflit israélo-palestinien : quand la barbarie répond à la barbarie<br /> <br /> 20 JUILLET 2014 | PAR DANIEL SALVATORE SCHIFFER<br /> <br /> <br /> CONFLIT ISRAELO-PALESTINIEN : QUAND LA BARBARIE REPOND A LA BARBARIE<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Nul n'ignore mon attachement à Israël, pays que, depuis que mes pères eurent à subir l'indicible martyre de la Shoah, je porte dans mon cœur. Ainsi, en guise de solidarité avec cet État, n'ai-je pas hésité, par exemple, à me rendre à mes risques et périls, lors de la première Guerre du Golfe, en 1991, à Jérusalem, où je fus reçu à l'hôtel King David par Benyamin Netanyahou, alors Ministre des Affaires Étrangères, puis à Tel-Aviv, ville que Saddam Hussein faisait pilonner à coups de scuds.<br /> <br /> <br /> <br /> C'est donc avec une même et intime conviction que je prône, pour l’État d'Israël, le droit de se défendre lorsqu'il se voit attaqué, comme lors de ces dernières semaines, par des centaines de roquettes tirées par ces terroristes que sont, dans la Bande de Gaza, les affidés du Hamas, du Djihad Islamique et autres Brigades des Martyrs d'Al Aqsa, lesquels se cachent de surcroît, pour commettre leurs inqualifiables meurtres, derrière leur propre population, qu'ils prennent en otage, tels des boucliers humains. Je le clame d'autant plus haut et fort que ces embrigadés du fascisme vert, fieffés antisémites de surcroît, se réclament toujours, envers et contre tout, de ce funeste paragraphe issu de la première charte de l'OLP (Organisation de la Libération de la Palestine), jadis créée, en 1964, par feu Yasser Arafat : article selon lequel « tout Juif devait être rejeté à la mer » !<br /> <br /> <br /> <br /> Mais, ces prémices étant bien établies, est-ce là une raison – une raison nécessaire et suffisante – pour qu'Israël se comporte à son tour, au vu de l'extrême violence avec laquelle son armée (Tsahal) est en train de mettre actuellement à feu et à sang cette même Bande de Gaza, comme un assassin ? Détruire les tunnels bellicistes du Hamas, oui ! Mais non pour autant - la nuance est de taille - des centaines d'innocents ! Qu'en en juge par le seul nombre de palestiniens morts, presque tous civils (femmes, enfants et vieillards confondus), depuis le début, le 8 juillet dernier, c'est-à-dire en treize jours seulement, de cette offensive militaire de vaste ampleur (par mer, air et terre) : plus de 400 tués, sans compter les milliers de blessés, victimes des mal nommés « dégâts collatéraux ». Un massacre, perpétré en toute impunité ! Pis : avec le consentement, sinon la tacite complicité, des États-Unis, dont le président, l'inénarrable Barack Obama, est prix Nobel de la paix ! Israël et l'Amérique seraient-ils donc, par on ne sait quel absurde et inéquitable privilège, au-dessus des lois, du droit international même ?<br /> <br /> <br /> <br /> Un crime contre l'humanité<br /> <br /> ------------------------------<br /> <br /> Autant dire que c'est là, de la part d'Israël, un acte aussi révoltant qu'abominable sur le plan humain, quels que soient les motifs (les ennemis de ce pays parleront là, fussent de manière indue, d' « alibis expansionnistes » ou de « prétextes géopolitiques ») pour le justifier : ce crime, hautement répréhensible sur le plan moral, n'a pas de nom, sinon celui, précisément, de « crime de guerre », voire, plus grave encore, de « crime contre l'humanité ».<br /> <br /> <br /> <br /> Je le clame donc ici aussi, porté en cela par ma seule conscience morale et d'homme libre, avec une identique conviction, quitte à ce que l'intellectuel juif que je suis se mette à nouveau bon nombre de ses pairs à dos : Israël n'est pas digne, en cette effroyable circonstance, de son Histoire. Pis : il la dénature, au gré de ses seuls intérêts géostratégiques, et la trahit !<br /> <br /> <br /> <br /> Davantage, et sans certes vouloir comparer ici l'incomparable : Israël, État qui vit le jour au lendemain (1948) de ce crime unique dans les annales de l'(in)humanité que fut l'Holocauste, n'a-t-il donc rien appris, ou si peu, des immortelles leçons de son glorieux quoique douloureux passé ? A moins que ce ne soit, pis encore, l'obscurantiste et rétrograde loi mosaïque du talion (« œil pour œil et dent pour dent, mais à puissance dix ici ! ») à présider, encore aujourd'hui, à son destin politico-religieux. La politique menée ces derniers temps par la droite israélienne s'avère à long terme aussi désastreuse, par son radicalisme idéologique et son intransigeance politique, que celle des extrémistes palestiniens : une impasse ne conduisant qu'au pire des scénarios-catastrophes !<br /> <br /> <br /> <br /> La honte !<br /> <br /> ----------<br /> <br /> <br /> <br /> Israël ne se rend-il donc pas compte qu'en confinant ainsi près de deux millions d' êtres humains - les Palestiniens, en l'occurrence – dans une terre (la Bande de Gaza) longue d'un peu plus de quarante kilomètres et large de moins de dix kilomètres, il ne fait que répéter ainsi, leur niant en outre tout droit d'exister en tant que peuple libre et nation indépendante, ce que les Allemands firent avec les Juifs, de sinistre mémoire, dans le ghetto de Varsovie ?<br /> <br /> <br /> <br /> J'ai mal à mon sens de l'humanité lorsque je vois, sur mon écran de télévision, des images de mères palestiniennes hurler à la mort sur le cadavre ensanglanté de leur enfant déchiqueté par un missile israélien. A à ces pères et ces mères en larmes, toute ma compassion ! Je suis là, n'en déplaise à ma patrie d'élection qu'est Israël, tout aussi palestinien que juif : l'inhumaine souffrance n'a pas de nationalité, ni de frontière, de culture ou de religion ; elle est universelle, et, parfois, je me sens, à entendre ces cris déchirants résonner dans le désert du monde, couvert de honte. Cela m'est, tout simplement, insupportable ! Alors ma voix, comme aujourd'hui en cette tribune, s'élève, trop solitaire, je le regrette amèrement, parmi mes pairs juifs !<br /> <br /> <br /> <br /> Indignation sélective : où sont les intellectuels juifs ?<br /> <br /> -------------------------------------------------------<br /> <br /> <br /> <br /> Mais une autre interrogation, non moins lancinante, me vient aussi, en ces jours mortifères, à l'esprit : où sont donc aujourd'hui, pour condamner cette agression israélienne, ces intellectuels juifs, les plus médiatisés surtout, toujours si prompts à fustiger les crimes partout dans le monde, à juste titre par ailleurs, à la notoire mais partiale et irrationnelle exception de ceux perpétrés par Israël ? Un injustifiable, par la plus lâche et ignominieuse des indignations sélectives, « deux poids, deux mesures » !<br /> <br /> <br /> <br /> Ainsi, par exemple, aimerait-on entendre un Élie Wiesel, un Alain Finkielkraut ou un Bernard-Henri Lévy dénoncer publiquement, avec courage et au nom même de ces principes universels qu'ils ne cessent de revendiquer, les bombardements israéliens à l'encontre des civils palestiniens comme ils s'insurgèrent naguère, dans les années 90, contre le siège de Sarajevo, par exemple, par les forces militaires serbes.<br /> <br /> <br /> <br /> Leur silence, en cette triste circonstance, est aussi assourdissant, paradoxalement, que celui, tout aussi coupable, des intellectuels musulmans lorsqu'ils se refusent à condamner ouvertement les crimes commis par les intégristes islamistes et autres djihadistes de tous poils. Un humaniste digne de ce beau et noble nom se doit de condamner, tel un impératif catégorique, le crime d'où qu'il vienne, sans se laisser enfermer en un quelconque esprit partisan, ni manichéisme étriqué ou dogmatisme de tout aussi mauvais aloi. Attitude intellectuelle, celle-ci, trop rare, hélas, au sein du monde contemporain !<br /> <br /> <br /> <br /> Pour la coexistence pacifique des États israélien et palestinien<br /> <br /> ----------------------------------------------------------------<br /> <br /> <br /> <br /> Morale de l'Histoire? Cette paix des braves, sinon des justes, que j'appelle depuis toujours de mes vœux (http://blogs.mediapart.fr/blog/daniel-salvatore-schiffer/030614/appel-aux-intellectuels-musulmans-pour-la-paix-des-braves), afin de résoudre enfin cet interminable et terrible conflit israélo-palestinien, n'a qu'un seule et pourtant simple préalable, aussi difficile à entendre soit-il pour certains Juifs : la coexistence, civile et démocratique, des États israélien et palestinien, avec une reconnaissance réciproque de la part de leurs institutions politiques respectives.<br /> <br /> <br /> <br /> Bref, et une bonne fois pour toutes : Israël doit restituer aux Palestiniens les territoires qu'il occupe illégalement depuis trop longtemps déjà et permettre donc, dans la foulée, que ce peuple ait enfin légitimement, comme pour tous les peuples de la Terre, son État : un État libre, indépendant et souverain, à tous les effets. Tel est, en vérité, le nœud, qui n'est inextricable qu'en apparence, du problème : l'origine politique et l'historique source de cette guerre, tantôt larvée et tantôt déclarée !<br /> <br /> <br /> <br /> Ce n'est qu'à ce juste prix qu'Israël, qui devrait faire preuve d'un peu plus de sagesse diplomatique en cette épineuse question, pourra vivre enfin dans la paix qu'il mérite, et que le monde entier, par la même occasion, retrouvera, avec la progressive disparition de ce conflit, un peu plus de sérénité à la base.<br /> <br /> <br /> <br /> Quant à cet antisémitisme qui est en train de déferler dangereusement aux quatre coins de la planète, il n'aura plus, ainsi, d'odieux alibi idéologique pour gangrener l'humanité... du moins c'est à espérer si l'on ne veut pas désespérer, au contraire, de l'Homme !<br /> <br /> <br /> <br /> DANIEL SALVATORE SCHIFFER*<br /> <br /> <br /> <br /> *Philosophe, auteur de « La Philosophie d'Emmanuel Levinas – Métaphysique, esthétique, éthique » (Presses Universitaires de France), signataire du JCall (Jewish Call for Reason – Appel des Juifs à la Raison).<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Conflit israélo-palestinien : quand la barbarie répond à la barbarie<br /> <br /> 20 JUILLET 2014 | PAR DANIEL SALVATORE SCHIFFER<br /> <br /> <br /> CONFLIT ISRAELO-PALESTINIEN : QUAND LA BARBARIE REPOND A LA BARBARIE<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Nul n'ignore mon attachement à Israël, pays que, depuis que mes pères eurent à subir l'indicible martyre de la Shoah, je porte dans mon cœur. Ainsi, en guise de solidarité avec cet État, n'ai-je pas hésité, par exemple, à me rendre à mes risques et périls, lors de la première Guerre du Golfe, en 1991, à Jérusalem, où je fus reçu à l'hôtel King David par Benyamin Netanyahou, alors Ministre des Affaires Étrangères, puis à Tel-Aviv, ville que Saddam Hussein faisait pilonner à coups de scuds.<br /> <br /> <br /> <br /> C'est donc avec une même et intime conviction que je prône, pour l’État d'Israël, le droit de se défendre lorsqu'il se voit attaqué, comme lors de ces dernières semaines, par des centaines de roquettes tirées par ces terroristes que sont, dans la Bande de Gaza, les affidés du Hamas, du Djihad Islamique et autres Brigades des Martyrs d'Al Aqsa, lesquels se cachent de surcroît, pour commettre leurs inqualifiables meurtres, derrière leur propre population, qu'ils prennent en otage, tels des boucliers humains. Je le clame d'autant plus haut et fort que ces embrigadés du fascisme vert, fieffés antisémites de surcroît, se réclament toujours, envers et contre tout, de ce funeste paragraphe issu de la première charte de l'OLP (Organisation de la Libération de la Palestine), jadis créée, en 1964, par feu Yasser Arafat : article selon lequel « tout Juif devait être rejeté à la mer » !<br /> <br /> <br /> <br /> Mais, ces prémices étant bien établies, est-ce là une raison – une raison nécessaire et suffisante – pour qu'Israël se comporte à son tour, au vu de l'extrême violence avec laquelle son armée (Tsahal) est en train de mettre actuellement à feu et à sang cette même Bande de Gaza, comme un assassin ? Détruire les tunnels bellicistes du Hamas, oui ! Mais non pour autant - la nuance est de taille - des centaines d'innocents ! Qu'en en juge par le seul nombre de palestiniens morts, presque tous civils (femmes, enfants et vieillards confondus), depuis le début, le 8 juillet dernier, c'est-à-dire en treize jours seulement, de cette offensive militaire de vaste ampleur (par mer, air et terre) : plus de 400 tués, sans compter les milliers de blessés, victimes des mal nommés « dégâts collatéraux ». Un massacre, perpétré en toute impunité ! Pis : avec le consentement, sinon la tacite complicité, des États-Unis, dont le président, l'inénarrable Barack Obama, est prix Nobel de la paix ! Israël et l'Amérique seraient-ils donc, par on ne sait quel absurde et inéquitable privilège, au-dessus des lois, du droit international même ?<br /> <br /> <br /> <br /> Un crime contre l'humanité<br /> <br /> ------------------------------<br /> <br /> Autant dire que c'est là, de la part d'Israël, un acte aussi révoltant qu'abominable sur le plan humain, quels que soient les motifs (les ennemis de ce pays parleront là, fussent de manière indue, d' « alibis expansionnistes » ou de « prétextes géopolitiques ») pour le justifier : ce crime, hautement répréhensible sur le plan moral, n'a pas de nom, sinon celui, précisément, de « crime de guerre », voire, plus grave encore, de « crime contre l'humanité ».<br /> <br /> <br /> <br /> Je le clame donc ici aussi, porté en cela par ma seule conscience morale et d'homme libre, avec une identique conviction, quitte à ce que l'intellectuel juif que je suis se mette à nouveau bon nombre de ses pairs à dos : Israël n'est pas digne, en cette effroyable circonstance, de son Histoire. Pis : il la dénature, au gré de ses seuls intérêts géostratégiques, et la trahit !<br /> <br /> <br /> <br /> Davantage, et sans certes vouloir comparer ici l'incomparable : Israël, État qui vit le jour au lendemain (1948) de ce crime unique dans les annales de l'(in)humanité que fut l'Holocauste, n'a-t-il donc rien appris, ou si peu, des immortelles leçons de son glorieux quoique douloureux passé ? A moins que ce ne soit, pis encore, l'obscurantiste et rétrograde loi mosaïque du talion (« œil pour œil et dent pour dent, mais à puissance dix ici ! ») à présider, encore aujourd'hui, à son destin politico-religieux. La politique menée ces derniers temps par la droite israélienne s'avère à long terme aussi désastreuse, par son radicalisme idéologique et son intransigeance politique, que celle des extrémistes palestiniens : une impasse ne conduisant qu'au pire des scénarios-catastrophes !<br /> <br /> <br /> <br /> La honte !<br /> <br /> ----------<br /> <br /> <br /> <br /> Israël ne se rend-il donc pas compte qu'en confinant ainsi près de deux millions d' êtres humains - les Palestiniens, en l'occurrence – dans une terre (la Bande de Gaza) longue d'un peu plus de quarante kilomètres et large de moins de dix kilomètres, il ne fait que répéter ainsi, leur niant en outre tout droit d'exister en tant que peuple libre et nation indépendante, ce que les Allemands firent avec les Juifs, de sinistre mémoire, dans le ghetto de Varsovie ?<br /> <br /> <br /> <br /> J'ai mal à mon sens de l'humanité lorsque je vois, sur mon écran de télévision, des images de mères palestiniennes hurler à la mort sur le cadavre ensanglanté de leur enfant déchiqueté par un missile israélien. A à ces pères et ces mères en larmes, toute ma compassion ! Je suis là, n'en déplaise à ma patrie d'élection qu'est Israël, tout aussi palestinien que juif : l'inhumaine souffrance n'a pas de nationalité, ni de frontière, de culture ou de religion ; elle est universelle, et, parfois, je me sens, à entendre ces cris déchirants résonner dans le désert du monde, couvert de honte. Cela m'est, tout simplement, insupportable ! Alors ma voix, comme aujourd'hui en cette tribune, s'élève, trop solitaire, je le regrette amèrement, parmi mes pairs juifs !<br /> <br /> <br /> <br /> Indignation sélective : où sont les intellectuels juifs ?<br /> <br /> -------------------------------------------------------<br /> <br /> <br /> <br /> Mais une autre interrogation, non moins lancinante, me vient aussi, en ces jours mortifères, à l'esprit : où sont donc aujourd'hui, pour condamner cette agression israélienne, ces intellectuels juifs, les plus médiatisés surtout, toujours si prompts à fustiger les crimes partout dans le monde, à juste titre par ailleurs, à la notoire mais partiale et irrationnelle exception de ceux perpétrés par Israël ? Un injustifiable, par la plus lâche et ignominieuse des indignations sélectives, « deux poids, deux mesures » !<br /> <br /> <br /> <br /> Ainsi, par exemple, aimerait-on entendre un Élie Wiesel, un Alain Finkielkraut ou un Bernard-Henri Lévy dénoncer publiquement, avec courage et au nom même de ces principes universels qu'ils ne cessent de revendiquer, les bombardements israéliens à l'encontre des civils palestiniens comme ils s'insurgèrent naguère, dans les années 90, contre le siège de Sarajevo, par exemple, par les forces militaires serbes.<br /> <br /> <br /> <br /> Leur silence, en cette triste circonstance, est aussi assourdissant, paradoxalement, que celui, tout aussi coupable, des intellectuels musulmans lorsqu'ils se refusent à condamner ouvertement les crimes commis par les intégristes islamistes et autres djihadistes de tous poils. Un humaniste digne de ce beau et noble nom se doit de condamner, tel un impératif catégorique, le crime d'où qu'il vienne, sans se laisser enfermer en un quelconque esprit partisan, ni manichéisme étriqué ou dogmatisme de tout aussi mauvais aloi. Attitude intellectuelle, celle-ci, trop rare, hélas, au sein du monde contemporain !<br /> <br /> <br /> <br /> Pour la coexistence pacifique des États israélien et palestinien<br /> <br /> ----------------------------------------------------------------<br /> <br /> <br /> <br /> Morale de l'Histoire? Cette paix des braves, sinon des justes, que j'appelle depuis toujours de mes vœux (http://blogs.mediapart.fr/blog/daniel-salvatore-schiffer/030614/appel-aux-intellectuels-musulmans-pour-la-paix-des-braves), afin de résoudre enfin cet interminable et terrible conflit israélo-palestinien, n'a qu'un seule et pourtant simple préalable, aussi difficile à entendre soit-il pour certains Juifs : la coexistence, civile et démocratique, des États israélien et palestinien, avec une reconnaissance réciproque de la part de leurs institutions politiques respectives.<br /> <br /> <br /> <br /> Bref, et une bonne fois pour toutes : Israël doit restituer aux Palestiniens les territoires qu'il occupe illégalement depuis trop longtemps déjà et permettre donc, dans la foulée, que ce peuple ait enfin légitimement, comme pour tous les peuples de la Terre, son État : un État libre, indépendant et souverain, à tous les effets. Tel est, en vérité, le nœud, qui n'est inextricable qu'en apparence, du problème : l'origine politique et l'historique source de cette guerre, tantôt larvée et tantôt déclarée !<br /> <br /> <br /> <br /> Ce n'est qu'à ce juste prix qu'Israël, qui devrait faire preuve d'un peu plus de sagesse diplomatique en cette épineuse question, pourra vivre enfin dans la paix qu'il mérite, et que le monde entier, par la même occasion, retrouvera, avec la progressive disparition de ce conflit, un peu plus de sérénité à la base.<br /> <br /> <br /> <br /> Quant à cet antisémitisme qui est en train de déferler dangereusement aux quatre coins de la planète, il n'aura plus, ainsi, d'odieux alibi idéologique pour gangrener l'humanité... du moins c'est à espérer si l'on ne veut pas désespérer, au contraire, de l'Homme !<br /> <br /> <br /> <br /> DANIEL SALVATORE SCHIFFER*<br /> <br /> <br /> <br /> *Philosophe, auteur de « La Philosophie d'Emmanuel Levinas – Métaphysique, esthétique, éthique » (Presses Universitaires de France), signataire du JCall (Jewish Call for Reason – Appel des Juifs à la Raison).<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Conflit israélo-palestinien : quand la barbarie répond à la barbarie<br /> <br /> 20 JUILLET 2014 | PAR DANIEL SALVATORE SCHIFFER<br /> <br /> <br /> CONFLIT ISRAELO-PALESTINIEN : QUAND LA BARBARIE REPOND A LA BARBARIE<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Nul n'ignore mon attachement à Israël, pays que, depuis que mes pères eurent à subir l'indicible martyre de la Shoah, je porte dans mon cœur. Ainsi, en guise de solidarité avec cet État, n'ai-je pas hésité, par exemple, à me rendre à mes risques et périls, lors de la première Guerre du Golfe, en 1991, à Jérusalem, où je fus reçu à l'hôtel King David par Benyamin Netanyahou, alors Ministre des Affaires Étrangères, puis à Tel-Aviv, ville que Saddam Hussein faisait pilonner à coups de scuds.<br /> <br /> <br /> <br /> C'est donc avec une même et intime conviction que je prône, pour l’État d'Israël, le droit de se défendre lorsqu'il se voit attaqué, comme lors de ces dernières semaines, par des centaines de roquettes tirées par ces terroristes que sont, dans la Bande de Gaza, les affidés du Hamas, du Djihad Islamique et autres Brigades des Martyrs d'Al Aqsa, lesquels se cachent de surcroît, pour commettre leurs inqualifiables meurtres, derrière leur propre population, qu'ils prennent en otage, tels des boucliers humains. Je le clame d'autant plus haut et fort que ces embrigadés du fascisme vert, fieffés antisémites de surcroît, se réclament toujours, envers et contre tout, de ce funeste paragraphe issu de la première charte de l'OLP (Organisation de la Libération de la Palestine), jadis créée, en 1964, par feu Yasser Arafat : article selon lequel « tout Juif devait être rejeté à la mer » !<br /> <br /> <br /> <br /> Mais, ces prémices étant bien établies, est-ce là une raison – une raison nécessaire et suffisante – pour qu'Israël se comporte à son tour, au vu de l'extrême violence avec laquelle son armée (Tsahal) est en train de mettre actuellement à feu et à sang cette même Bande de Gaza, comme un assassin ? Détruire les tunnels bellicistes du Hamas, oui ! Mais non pour autant - la nuance est de taille - des centaines d'innocents ! Qu'en en juge par le seul nombre de palestiniens morts, presque tous civils (femmes, enfants et vieillards confondus), depuis le début, le 8 juillet dernier, c'est-à-dire en treize jours seulement, de cette offensive militaire de vaste ampleur (par mer, air et terre) : plus de 400 tués, sans compter les milliers de blessés, victimes des mal nommés « dégâts collatéraux ». Un massacre, perpétré en toute impunité ! Pis : avec le consentement, sinon la tacite complicité, des États-Unis, dont le président, l'inénarrable Barack Obama, est prix Nobel de la paix ! Israël et l'Amérique seraient-ils donc, par on ne sait quel absurde et inéquitable privilège, au-dessus des lois, du droit international même ?<br /> <br /> <br /> <br /> Un crime contre l'humanité<br /> <br /> ------------------------------<br /> <br /> Autant dire que c'est là, de la part d'Israël, un acte aussi révoltant qu'abominable sur le plan humain, quels que soient les motifs (les ennemis de ce pays parleront là, fussent de manière indue, d' « alibis expansionnistes » ou de « prétextes géopolitiques ») pour le justifier : ce crime, hautement répréhensible sur le plan moral, n'a pas de nom, sinon celui, précisément, de « crime de guerre », voire, plus grave encore, de « crime contre l'humanité ».<br /> <br /> <br /> <br /> Je le clame donc ici aussi, porté en cela par ma seule conscience morale et d'homme libre, avec une identique conviction, quitte à ce que l'intellectuel juif que je suis se mette à nouveau bon nombre de ses pairs à dos : Israël n'est pas digne, en cette effroyable circonstance, de son Histoire. Pis : il la dénature, au gré de ses seuls intérêts géostratégiques, et la trahit !<br /> <br /> <br /> <br /> Davantage, et sans certes vouloir comparer ici l'incomparable : Israël, État qui vit le jour au lendemain (1948) de ce crime unique dans les annales de l'(in)humanité que fut l'Holocauste, n'a-t-il donc rien appris, ou si peu, des immortelles leçons de son glorieux quoique douloureux passé ? A moins que ce ne soit, pis encore, l'obscurantiste et rétrograde loi mosaïque du talion (« œil pour œil et dent pour dent, mais à puissance dix ici ! ») à présider, encore aujourd'hui, à son destin politico-religieux. La politique menée ces derniers temps par la droite israélienne s'avère à long terme aussi désastreuse, par son radicalisme idéologique et son intransigeance politique, que celle des extrémistes palestiniens : une impasse ne conduisant qu'au pire des scénarios-catastrophes !<br /> <br /> <br /> <br /> La honte !<br /> <br /> ----------<br /> <br /> <br /> <br /> Israël ne se rend-il donc pas compte qu'en confinant ainsi près de deux millions d' êtres humains - les Palestiniens, en l'occurrence – dans une terre (la Bande de Gaza) longue d'un peu plus de quarante kilomètres et large de moins de dix kilomètres, il ne fait que répéter ainsi, leur niant en outre tout droit d'exister en tant que peuple libre et nation indépendante, ce que les Allemands firent avec les Juifs, de sinistre mémoire, dans le ghetto de Varsovie ?<br /> <br /> <br /> <br /> J'ai mal à mon sens de l'humanité lorsque je vois, sur mon écran de télévision, des images de mères palestiniennes hurler à la mort sur le cadavre ensanglanté de leur enfant déchiqueté par un missile israélien. A à ces pères et ces mères en larmes, toute ma compassion ! Je suis là, n'en déplaise à ma patrie d'élection qu'est Israël, tout aussi palestinien que juif : l'inhumaine souffrance n'a pas de nationalité, ni de frontière, de culture ou de religion ; elle est universelle, et, parfois, je me sens, à entendre ces cris déchirants résonner dans le désert du monde, couvert de honte. Cela m'est, tout simplement, insupportable ! Alors ma voix, comme aujourd'hui en cette tribune, s'élève, trop solitaire, je le regrette amèrement, parmi mes pairs juifs !<br /> <br /> <br /> <br /> Indignation sélective : où sont les intellectuels juifs ?<br /> <br /> -------------------------------------------------------<br /> <br /> <br /> <br /> Mais une autre interrogation, non moins lancinante, me vient aussi, en ces jours mortifères, à l'esprit : où sont donc aujourd'hui, pour condamner cette agression israélienne, ces intellectuels juifs, les plus médiatisés surtout, toujours si prompts à fustiger les crimes partout dans le monde, à juste titre par ailleurs, à la notoire mais partiale et irrationnelle exception de ceux perpétrés par Israël ? Un injustifiable, par la plus lâche et ignominieuse des indignations sélectives, « deux poids, deux mesures » !<br /> <br /> <br /> <br /> Ainsi, par exemple, aimerait-
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R
pour te redonner un peu le moral :<br /> http://blogs.mediapart.fr/blog/daniel-salvatore-schiffer/200714/conflit-israelo-palestinien-quand-la-barbarie-repond-la-barbarie
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D
bonjour! tu as le mot juste, &quot;insoutenable&quot;! ... je crains qu' israël, ne soit devenu, au fil du temps, complètement parano... mais leur grande nation amie ne dit rien sur ses exactions... et je ne crois pas à une paix entre ces deux entités... il faudrait peut être aussi que les palestiniens arrivent à se débarrasser du hamas, plus facile à dire qu'à faire... mais pendant ce temps là, des innocents meurent...! à bientot, amicalement, daniel!
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F
Contrairement a ses proches voisins vivants sur notre planète, dame nature a doter l’homo Erectus d’un cerveau d’une performance inépuisable qui lui a permis de se détacher du monde des animaux,son imagination, qui n’a pas de limite,l’a poussé a créer dieux,son dieux, autant de dieux qu’il y avais de tributs, puis, au fur et a mesure des conflits entre tributs, au cour des siècles,le nombre de tributs a diminué pour en arriver de nos jours a un nombre restreint de dieux qui tout en restant le fruit d’une imagination collective primitive ont pris au cours des temps une importance insoupçonnable sur l’esprits des peuples et de ses élites, et cette soumission aveugle peut chez lui aller jus ce qu’a réveiller,son instinct bestial.<br /> Pourra-t-on un jour,faire admettre aux peuples la nuisance de ces croyances, admettra-t-il un jour que la persistance de ces mythes primitifs ancestraux,soutenus par des apprentis sorciers,qui les entretiennent en jouant sur la faiblesse et la crédulité des pauvres gens admettra-t-il que lui seul directement paient de sa chaire ces antagonismes historiquement meurtrier ? <br /> La communauté internationale après un long processus de plus de cent ans de palabres,et la triste et inhumaine découverte de la Shoah, décide le 14 mai 1948 de donner officiellement au peuple juif,sa patrie,le choix est pris dans une partie de la Palestine,pas totalement par hasard ,la terre promise pour les juifs ,et la terre sainte pour les Chrétiens,décision vouée d’office a l’échec,mais avait-elle le choix?, force est de constater que depuis soixante dix ans,si les hommes se forceraient peut-être a vivre en bonne intelligence,leurs dieux et leurs apôtres qui ont le pouvoir suprème dans ces pays,eux,ont décidés du contraire est-il utile de rappeler que c’est à Jerusalem que ces trois dieux ont vus le jour il y a vingt siècles environs .La paix dans ce secteur réside dans la disparition pur et simple des dieux dans la vie publique de ces pays si non ,on peut se préparer dans chaque camps respectifs a se lamenter haut et fort devant les actes bestiaux criminels des belligérants qui au nom de leur dieux ne sont pas encore démunis dans les moyens atroces et insoutenables de détruire leur adversaires et leur descendants.
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J
Voilà qui est bien dit, bien résumé.. Et j'observe qu'on n'entend pas P. Bruel, B. H. Levy et d'autres nous parler , prendre position sur ce sujet brûlant.<br /> J'ai vu la vidéo sur les 4 enfants assassinés... Ce sont des images horribles... C'est insoutenable, impardonnable !
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A
Bonjour <br /> Aux dernières nouvelles on parle d'un cessez le feu ,le ennième avant la reprise des hostilités .Et je ne vois pas comment cette situation peut voluer tant qu'Israel continuera à occuper une partie de la Palestine .
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M
Je me demande quand toutes ces conneries s’arrêteront, voila deux pays si proches incapables de discuter intelligemment , des coups de pieds aux culs se perdent A++
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M
&gt; http://www.youtube.com/watch?v=wE5ysC0NbAk#t=80<br /> --
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