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Les contre-feux sécuritaires allumés par le pouvoir vont sûrement continuer à brûler jusqu'à l'élection présidentielle; cette zone d'incendie va diviser l'espace politique français en deux zones antagonistes : la zone des personnes âgées et d'une population riche contre la zone majoritaire des jeunes, dont aucune des préoccupations n'est prise compte, et des personnes qui se lèvent tous les jours pour aller travailler. Le tour de France explicatif des ténors de la majorité ne rassemble que des personnes de plus de cinquante ans , dans leur grande majorité. Ainsi, pour des raisons électoralistes l'on va distendre la solidarité inter générationnelle et notre positions sur l'échiquier européen est bien compromise. Le chef de l'état qui se présentait comme un leader naturel sur le plan international voit sa côte tomber au plus bas de l'échelle, ayant sacrifié sa position au profit "d'un sauve qui peut électoral".
Il est vrai que sa contre offensive, si elle est polluée par les escarbilles fétides de quelques uns de ses gros bras, l'est encore davantage par la volonté des citoyens de ne pas se laisser dérober les conquêtes sociales qui ont fait de notre pays une société harmonieuse. Cette résistance inattendue de la majorité du corps social rend particulièrement ardu le développement de la campagne de reconquête de la popularité. De plus, la droitisation de la politique du pouvoir l'éloignera des classes populaires qui l'avaient suivi en 2007, d'autant que le front national recueillera une part non négligeable des bénéfices de la campagne populiste qui s'est développée depuis le début de l'été. Et cette tendance sera renforcée par les ambiguïtés, aux senteurs de scandales, de l'affaire Bettancourt qui risquent d'augmenter l'antiparlementarisme qui sommeille dans ces couches de la population.
Le devoir d'un président est de rassembler son peuple et non d'essayer par tous les moyens de le diviser sur à peu près tout. Des raisons de confrontations sont nombreuses mais la seule bataille qui soit acceptable est la bataille des idées. Le président des Etats unis nous a donné une bonne leçon de tolérance quand il s'est adressé à son peuple pour commémorer une tragédie odieuse. Puisse notre nation retrouver, au plus vite le goût du vivre ensemble. Chacun y trouvera des raisons de se réjouir!