commentaires de l'actualité, de l'histoire et de mes livres
Les peuples ont une sagesse plusieurs fois millénaire liée à leur lente évolution; ils ont connu toutes sortes de péripéties dans leur prime jeunesse, certain ayant pour origine les lointaines contrées de Barbarie. Puis ils ont trouvé une terre d'accueil où certains ont pu continuer leur évolution, correspondant à leur propre spécificité dans le cadre d'une histoire complexe qui ne leur a pas facilité la tâche; puis dans leur effort de survie, ils ont constitué des nations malgré leurs origines diverses que seul rassemblait le sentiment d'un destin commun. Ces nations ont du se battre pour préserver leur indépendance et ces batailles avec le progrès technologique sont devenues si sanglantes si "génocidaires" que certaines de leurs élites ont cherché le moyen d'y faire obstacle. Ainsi dans notre continent est née l'Europe dont le motif exclusif était d'empêcher de nouvelles guerres fratricides entre les voisins. Les pères de l'Europe pouvaient certes avoir d'autres visions à plus long terme du devenir de cette entité qu'ils avaient créée mais ils se gardaient bien de les exprimer, tant ils avaient conscience de l'hostilité des peuples à l'égard de l'abandon de la notion de nation à laquelle l'histoire et le coeur les avaient attachés. Puis s'en mêlèrent les financiers et les marchands de même que les élites multinationales pour qui la création d'un grand marché économique était l'occasion d'organiser la grande dérégulation avec pour but la multiplication des profits. Le traité de Maastricht fut adopté de justesse grâce à une propagande effrénée ouvrant la voie à la libre circulation des personnes, des biens et des services et surtout à un élargissement non contrôlé, créant un ensemble déséquilibré au niveau économique et social. Les plus récalcitrants à l'égard cette situation furent les peuples qui se doutaient bien que l'on ouvrait la voie aux délocalisations, au moins disant social, au chômage intensif et la diffusion de la misère. Mais leur principal grief était l'atténuation de la notion de nation et et de son identité propre. Leurs objections furent balayées par les élites pour qui la notion de nation pouvait être élastique. Ce sont ces mêmes élites qui se retrouvent pris au piège de leur précipitation et qui crient haro sur ceux des européens plus misérables qui viennent chercher un peu de mieux être dans les pays les plus riches. Ils essaient de se servir de l'attachement à la nation pour entrainer les plus fragiles au bord de la xénophobie oubliant par là l'acharnement qu'ils ont mis au "détricotage" de cette nation!